Dans une banlieue populaire du nord des Hauts-de-Seine, Gennevilliers GR réunit 440 licencié.es d’UfoBaby aux seniors et met sa fibre sociale au service de la pratique de la gymnastique rythmique, explique Élodie Meur, responsable technique.
Élodie Meur, que l’on soit fille ou garçon, pratiquer la gymnastique rythmique va-t-il de soi à Gennevilliers ?
Pas forcément… D’où l’intérêt de mes interventions dans les écoles, en maternelle et en primaire, sur des cycles de 5 séances où je m’attache notamment à prouver que la GR est une pratique non-genrée. Ces interventions créent du lien avec les parents et constituent une passerelle vers le club. Nous mettons aussi en valeur l’activité gymnique sur les évènements locaux. Car, trop souvent, les filles ne débutent jamais d’activité sportive, au contraire des garçons, parce qu’on les garde à la maison. Ou alors, sous la pression des parents, elles arrêtent vers 11-12 ans, sitôt qu’elles sont réglées. L’échange avec les parents est donc très important. C’est pourquoi nous organisons des portes ouvertes à leur intention pendant les vacances scolaires.
Dans quel cadre intervenez-vous dans les écoles ?
Cela varie. Il peut s’agir de projets propres à l’Éducation nationale ou d’actions financées par la ville, voire par les écoles elles-mêmes avec l’argent de la coopérative. L’an passé, cela m’occupait le mardi et le jeudi en journée.
Quel impact a eu sur le club l’exclusion, cette saison, des 6-13 ans du Pass’Sport, aide à la prise de licence d’un montant de 50 € ?
D’abord, nous l’avons su très tard, sans pouvoir anticiper. La saison passée, 160 licenciés en bénéficiaient et leurs parents n’ont pas compris la suppression de cette aide. Cela a entraîné des paiements échelonnés et des non-adhésions. Pour notre part, nous orientons les familles sur toutes les aides dont elles peuvent bénéficier, comme les bons d’aide au temps libre de la Caisse d’allocations familiales de 130 €, qui avec le complément du Pass’Sport laissaient une charge à payer de 50 €. Car c’est une bonne chose que la cotisation ne soit pas gratuite : cela implique la famille et favorise l’assiduité.
Outre l’Éducation nationale et la commune, qui vous accorde des créneaux en gymnase et vous subventionne, vous avez de nombreux partenaires…
La Cité éducative de Gennevilliers et l’Agence nationale du sport nous apportent une aide financière liée à des projets : l’un sur la petite enfance et l’accompagnement parental, en lien avec UfoBaby ; l’autre pour la pratique santé d’adultes. Nous avons aussi une action « marche en poussette » pour les jeunes parents. Le département, lui, nous apporte une aide structurelle via la ville de Gennevilliers, et la région nous a accordé une subvention pour l’organisation du National individuel de janvier dernier par le truchement du comité Ufolep des Hauts-de-Seine. Quant au centre municipal de santé, il oriente son public vers notre association.
Vous avez également été aidés après l’incendie criminel de votre gymnase attitré, le 3 septembre 2023, deux mois après les émeutes ayant suivi la mort du jeune Nahel dans la commune voisine de Nanterre…
Notre salle de danse, notre salle gymnique et mon bureau du gymnase Jean-Guimier ont été entièrement détruits. Seule la salle de sports collectifs a été épargnée, tout en restant longtemps inaccessible. Les travaux de reconstruction doivent démarrer en janvier. Dans l’urgence nous avons été rapatriés dans la salle des fêtes de Gennevilliers et d’autres clubs d’Île-de-France nous ont accueilli. Puis nous avons récupéré des créneaux dans le gymnase départemental attenant au collège. C’est désolant, mais ce contexte n’a pas enrayé notre dynamique.
Cette dynamique passe aussi par le dispositif UfoBaby, que vous déployez depuis la rentrée 2024…
J’ai vu dans ce dispositif et la formation proposée l’opportunité d’acquérir de nouvelles compétences, et surtout de diversifier les pratiques au sein du club. Non seulement le lien est évident entre l’apprentissage de la motricité et les activités gymniques, mais à Gennevilliers il n’y avait encore rien pour les 0-3 ans sur le plan moteur et en lien avec la parentalité. Cette offre a permis d’attirer de nouveaux adhérents, tout en constituant un début de réponse aux problématiques de surpoids, de sédentarité et d’addiction aux écrans, aujourd’hui sensibles dès avant la maternelle.
Y voyez-vous aussi l’opportunité de favoriser la mixité au sein du club ?
En cette deuxième année, le public d’UfoBaby est en effet très mixte. En dehors, nous avons un seul garçon, en catégorie 4-5 ans. Au niveau maternelle le blocage viendrait plutôt des parents, et en élémentaire du fait pour un garçon de se retrouver isolé parmi des filles quand on a envie de pratiquer entre copains. Mais je propose dans les écoles les mêmes séances qu’en club, ludiques et diversifiées avec les cinq engins de la GR : corde, cerceau, ballon, massues et ruban. Je fais toutefois attention au choix de la musique et à ne pas mettre du rose partout !
La GR, avec ses justaucorps pailletés, renvoie en effet une certaine image de la féminité…
Oui, mais cela n’empêche pas qu’il y ait quelques garçons dans les compétitions Ufolep. L’essentiel est que les portes soient ouvertes. Après, mon combat est avant tout que les jeunes filles aient accès à la pratique sportive.
Quelle place le club occupe-t-il dans la ville ?
Nous sommes un acteur important par le nombre de nos licenciés et notre présence sur le forum des associations, la course run and fun de septembre, le carnaval triennal, Octobre Rose, etc. En retour, la ville est un soutien fort. Néanmoins, j’ai parfois le sentiment qu’une discipline comme la gymnastique rythmique n’a pas autant de poids qu’un sport collectif et que notre dimension sportive n’est pas toujours reconnue. Et le fait que bureau de l’association soit essentiellement féminin n’aide pas toujours à faire entendre notre voix. Propos recueillis par Philippe Brenot
Un club en expansion
Ex-section du Centre sportif multisport gennevillois CSMG), Gennevilliers GR a pris son indépendance il y a dix ans tout en conservant la même équipe de dirigeants et d’éducateurs. Le club compte 440 licencié.es âgé.es de 0 à 60 ans et plus, dont 401 mineurs et 55 enfants de moins de trois ans pour le dispositif UfoBaby. Chaque année, 120 à 130 jeunes filles disputent les compétitions Ufolep, en individuel et par équipe.
La manager, Élodie Meur, a débuté au club à l’âge de 3 ans avant d’y revenir à 21 comme éducatrice. Sous son impulsion, le nombre de licenciés a été multiplié par sept. Élodie Meur anime une équipe de 15 personnes, dont 2 salariées. Elle donne encore quelques cours loisirs et encadre les créneaux UfoBaby avec un ex-parent devenu membre du bureau, formé lui aussi au dispositif.
Chaque année, le grand gala qui réunit fin juin tous les licenciés du Gennevilliers GR constitue l’apogée de sa saison. Mais les 24 et 25 janvier dernier, la salle des fêtes municipales a également accueilli le National Ufolep individuel de gymnastique rythmique et sportive.
Du patinage artistique au ski-alpinisme, nouvel entrant du programme des Jeux de Milan-Cortina mais dont la « sportivisation » reste controversée, Michaël Attali et ses nombreux co-auteurs passent en revue toutes les disciplines qui ont fait l’histoire des Jeux olympiques d’hiver depuis Chamonix 1924, à la notable exception du curling.
La conclusion pointe néanmoins leur « universalité discutable » et leur « avenir incertain » alors que la neige se raréfie toujours plus en montagne. Ceci sans toutefois évoquer la possibilité qu’ils puissent intégrer à court ou moyen terme des disciplines telles que le cross-country et le cyclo-cross, voire même d’autres aujourd’hui au programme des Jeux d’été, comme le VTT ou le judo. Une perspective que les sports de neige, soucieux de l’identité de ce rendez-vous hivernal, organisé depuis 1994 entre les JO d’été et non plus la même année, ne voient pas pour l’instant d’un très bon œil Ph.B.
Une histoire des sports olympiques d’hiver, sous la direction de Michaël Attali, Atlande, 450 pages, 29 €.
Le 23 janvier, Châtellerault a accueilli une édition particulièrement dynamique de la Journée internationale du sport féminin, organisée par la Ville de Châtellerault dans le cadre de la cité éducative et en partenariat avec le comité Ufolep de la Vienne. Dès l’ouverture de la matinée, une ambiance chaleureuse s’est installée : musique, échanges spontanés et accueil attentif ont permis à la vingtaine de participantes de se sentir immédiatement à l’aise. L’objectif était clair : offrir un moment sportif, convivial et inspirant, fidèle à l’esprit du dispositif Toutes Sportives.
Depuis quatre ans, ce programme connaît une montée en puissance remarquable avec plus d’une centaine de bénéficiaires. Porté par la MJC de Châtellerault, affiliée à l’UFOLEP, il s’appuie sur un ancrage fort dans les quartiers politique de la ville. Beaucoup de femmes y accèdent en accompagnant leurs enfants à une activité, d’autres grâce au bouche-à-oreille ou aux supports de communication diffusés localement. Dans un environnement où les difficultés d’employabilité sont souvent présentes, Toutes Sportives joue un rôle essentiel : il offre un espace accessible, sécurisant et valorisant, permettant à des femmes aux parcours variés de renouer avec une pratique régulière et de renforcer leur bien-être.
La matinée a débuté par un temps dansé, pensé pour libérer les tensions et créer une dynamique collective. Les gestes simples et l’énergie partagée ont rapidement installé une atmosphère de confiance. L’équipe organisatrice a ensuite présenté les associations partenaires mobilisées pour l’événement, venues proposer des ateliers sportifs variés et accessibles. Leur engagement commun pour favoriser l’accès au sport des femmes du territoire a été largement salué. Les participantes ont ensuite circulé entre différents ateliers, découvrant de nouvelles pratiques, testant, essayant, parfois en riant de leurs hésitations, souvent en s’encourageant mutuellement. L’équipe Ufolep était présente à chaque instant pour orienter, rassurer et accompagner, dans un climat d’écoute et de bienveillance.
Un temps fort de la matinée a été consacré aux témoignages de trois participantes du dispositif auprès des journalistes de Sport en France qui avaient réalisé le déplacement pour couvrir l’évènement dans le cadre d’un projet de documentaire Ufolep soutenu par l’Agence Nationale du Sport. Kelly a raconté comment Toutes Sportives lui avait permis de retrouver confiance et plaisir de bouger. Bénédicte a évoqué les effets concrets sur son quotidien, son rapport au sport et son bien-être. Lisa, enfin, a mis en lumière la force du collectif : l’entraide, la solidarité, la motivation qui circule entre les femmes. Toutes trois ont rappelé que le dispositif constitue un véritable espace d’émancipation, de santé et de convivialité.
La matinée s’est conclue par un dernier temps dansé, joyeux et fédérateur, avant que les échanges ne se prolongent autour d’un café. Discussions, conseils, orientation vers les associations locales : l’élan initié durant l’événement semblait déjà se prolonger au-delà de ces quelques heures partagées.
Plus d’infos : https://cd.ufolep.org
Pour la 32e édition des Journées des Chemins, l’UFOLEP renouvelle son partenariat avec le Collectif de Défense des Loisirs Verts (CODEVER) afin de sensibiliser largement à la disparition progressive des chemins ruraux et à la nécessité de préserver ces espaces de circulation, de loisirs et de biodiversité.
Partout en France, randonneurs, vététistes, cavaliers, pêcheurs, chasseurs, clubs et bénévoles sont invités à se mobiliser lors de la semaine national prévue du 28 février au 8 mars, pour entretenir, rouvrir ou remettre en état des itinéraires menacés par l’enfrichement ou le manque d’usage. Cette action collective contribue à maintenir un patrimoine commun essentiel à la pratique sportive, au tourisme de proximité et à la vie des territoires.
L’engagement de l’UFOLEP dans cette opération s’inscrit pleinement dans ses valeurs : éducation, citoyenneté, respect de l’environnement et partage des espaces naturels. À l’heure où les enjeux climatiques et écologiques sont au cœur des préoccupations, préserver les chemins devient un acte concret de responsabilité collective.
En participant aux Journées des Chemins, citoyens, associations et élus locaux contribuent à :
promouvoir une attitude éco‑citoyenne et responsable ;
sensibiliser le public à l’importance d’entretenir les chemins pour éviter leur disparition ;
encourager un partage apaisé et respectueux entre tous les usagers ;
combattre les préjugés visant certains pratiquants, notamment les loisirs verts motorisés ;
défendre la liberté de circuler sur les chemins ruraux, quel que soit le mode de déplacement.
Cette mobilisation nationale s’inscrit dans la dynamique portée par le Ministère de la transition écologie, rappelant que la préservation des chemins est un enjeu à la fois environnemental, social et culturel.
À l’occasion du 120ᵉ anniversaire de la loi de 1905, l’UFOLEP, fédération sportive de la Ligue de l’enseignement, réaffirme son attachement à une loi qui assure à chacun la liberté de pouvoir exprimer ses convictions aux seules restrictions de respecter les lois et les droits d’autrui.
Le 14 novembre dernier, à l’occasion de son congrès organisé au Grand Palais de Lille, l’Union Nationale pour l’Habitat des Jeunes (UNHAJ) (anciennement intitulée la Fédération française des foyers de jeunes travailleurs) a célébré ses 70 ans d’existence en présence de plus de 600 participant.e.s : directeur·rice·s de structures, élu·e·s, partenaires et bénéficiaires.
Ce temps fort a également marqué une étape importante pour l’UFOLEP, conviée à cet événement, avec la signature d’une convention de partenariat entre les deux organisations : l’UNHAJ via son Président Claude Garcera et l’UFOLEP représentée par Jean-Jacques Pik, élu national en charge du sport santé.
Les axes de coopération
Cette convention vise à renforcer les synergies entre l’UNHAJ et l’UFOLEP autour de plusieurs priorités :
Une présence active au congrès
Au-delà de la signature, l’UFOLEP a participé au village des partenaires, un espace d’échanges privilégié qui lui a permis de présenter ses actions et d’engager le dialogue avec les différents acteurs présents.
Une dynamique partagée
Ce partenariat illustre la volonté commune de l’UNHAJ et de l’UFOLEP de promouvoir le sport comme vecteur de santé, de lien social et d’émancipation pour les jeunes en Habitat Jeunes. Il s’inscrit dans une démarche institutionnelle forte, tournée vers l’avenir et la qualité des parcours proposés.
Plus d’infos : www.ufolep.org
Chères adhérentes, chers adhérents, Chères associations et chers comités,
En ce début d’année 2026, l’Ufolep vous présente ses vœux les plus sincères. Puissent ces premiers jours être porteurs de joie, de partage et de convivialité, ces valeurs qui nous unissent et nous accompagnent tout au long de l’année.
Pour vous accompagner dans vos propres vœux, nous mettons à votre disposition un kit de communication spécial fêtes comprenant :
🎨 Une carte de vœux personnalisable sur creation.Asso ICI
📱 Des bannières adaptées aux réseaux sociaux
📹 Une vidéo rétrospective de l’année 2025, en trois volets mettant en lumière ICI
Les Émotions & visages qui incarnent notre mouvement
Les Activités sportives qui font vivre nos territoires
Les Moments institutionnels qui jalonnent notre vie associative
Nous vous remercions pour votre engagement et votre énergie tout au long de l’année. Ensemble, continuons à faire du sport un vecteur d’éducation, de solidarité et de citoyenneté.
🎉 Très belle année 2026 à toutes et à tous !
L’Union Française des Œuvres Laïques d’Éducation Physique (UFOLEP), fédération sportive solidaire et citoyenne, réaffirme son engagement en faveur d’un sport porteur de valeurs humanistes et éducatives. Sa mission s’inscrit dans une double ambition : promouvoir un sport citoyen et inclusif, et faire de l’éducation par le sport un levier d’égalité.
La fédération défend une conception du sport accessible à toutes et à tous, vecteur de santé, de solidarité, de civisme et d’engagement. Partenaire reconnu des politiques éducatives et sportives, l’UFOLEP agit en tant qu’acteur majeur de l’éducation populaire et de l’économie sociale, au service d’une société plus juste et égalitaire.
Une progression significative de la participation féminine
Aujourd’hui, 53 % des licenciées sont des femmes, contre 42 % il y a dix ans. Cette évolution est soutenue par le dispositif Toutes Sportives, qui développe des pratiques adaptées aux besoins spécifiques des femmes, en particulier celles les plus éloignées de l’offre sportive. L’objectif est de promouvoir une pédagogie positive, de valoriser le plaisir dans l’effort, de prendre en compte les réalités psychologiques et familiales, et d’affiner l’offre sportive pour la rendre pleinement inclusive.
Un accompagnement renforcé des publics vulnérables
Grâce aux partenariats établis avec des structures spécialisées dans l’accompagnement des femmes victimes de violences, l’UFOLEP constate une augmentation annuelle du nombre de femmes en situation de grande précarité accompagnées par ses dispositifs. Cette dynamique confirme la nécessité d’une action renforcée en matière de prévention, d’orientation et de prise en charge.
Des initiatives structurantes pour l’égalité
Dans cette perspective, le groupe F.A.I.R. (Femmes en Action pour l’Inclusion et le Respect) a été créé afin de favoriser l’inclusion et le leadership des femmes au sein du réseau fédéral. Un diagnostic national sur les discriminations de genre, mené avec le cabinet Egaé, a permis d’analyser les pratiques, de valoriser les initiatives exemplaires et d’identifier des axes d’amélioration.
La synthèse de ces travaux a conduit à l’élaboration d’un plan d’action fédéral, intégrant les résultats des diagnostics, les recherches menées ainsi que les programmes et dispositifs portés par la fédération.
Un plan fédéral renforcé contre les violences sexistes et sexuelles
La structuration fédérale actuelle et à venir intègre pleinement la prise en charge de cette problématique, qu’il s’agisse de prévention, de signalement ou de traitement des faits avérés. Dans ce cadre, le plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles de l’UFOLEP évolue et se consolide autour de trois axes prioritaires :
Par ces actions, l’UFOLEP confirme sa volonté de contribuer activement à la construction d’un environnement sportif sûr, inclusif et respectueux des droits fondamentaux.
Du 18 au 20 novembre 2025, l’Ufolep a pris une part active au Salon des Sports et des Parasports, organisé à Paris Expo Porte de Versailles, en parallèle du Salon des Maires et des Collectivités Locales. À l’approche des élections municipales de mars 2026, la fédération, aux côtés de son comité régional d’Île-de-France, a réaffirmé son engagement pour une meilleure intégration du sport dans les politiques publiques locales.
⚖️ Un contexte politique et budgétaire exigeant
Alors que l’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 demeure une ambition nationale, les collectivités doivent composer avec des contraintes budgétaires qui fragilisent les projets sportifs de proximité. Dans ce cadre, l’Ufolep défend une conception du sport accessible, solidaire et durable, fidèle aux valeurs républicaines. La fédération s’est pleinement associée au plaidoyer présenté le 18 novembre par Amélie Oudéa-Castéra, présidente du CNOSF, lors du Salon des Maires et des Collectivités Locales, en amont des échéances municipales.
🌟 Temps forts du Salon
1. Visites institutionnelles
Le 18 novembre, Marina Ferrari, Ministre des Sports, et Amélie Oudéa-Castéra, Présidente du CNOSF, ont visité le stand de l’Ufolep. Elles ont échangé avec les responsables des dispositifs Ufobaby, Primo-Sport et des Maisons Sport Santé, ouvrant des perspectives prometteuses pour de futures mises en œuvre.
2. Conférence : Petite enfance et mouvement
L’Ufolep a animé une conférence consacrée au rôle essentiel du développement moteur dès la petite enfance, en lien avec le programme Ufobaby et l’initiative des 1001 premiers jours. Cette action visait à sensibiliser élu·e·s et professionnel·le·s à l’importance d’encourager le mouvement chez les tout-petit·e·s.
3. Renouvellement du partenariat Ufolep – Hexopée
La fédération et Hexopée, organisation représentative des employeurs du sport, de l’animation et du tourisme social et familial, ont renouvelé leur partenariat pour la saison 2025-2026. Ce rapprochement valorise les acteur·rice·s de terrain et promeut les principes de l’Économie Sociale et Solidaire, au service du mieux vivre ensemble.
4. Signature du partenariat Ufolep – CLEMI
Le 19 novembre, l’Ufolep et le Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information (CLEMI) ont officialisé une convention visant à renforcer une citoyenneté éclairée par le sport et l’éducation aux médias. Objectifs du partenariat :
🤝 Des échanges porteurs d’avenir
Le salon a également permis des échanges fructueux avec les élu.e.s locaux sur le stand de l’ANDES en présence de Elisabeth Delamoye, élue à l’Association Nationale des Élu·e·s en charge du Sport. Les discussions ont porté sur le sport santé, le sport adapté et l’inclusion par le sport, confirmant la convergence des visions stratégiques entre les collectivités et l’Ufolep.
Et enfin à noter la soirée avec Thibault Guilluy, Directeur Général de France Travail et ses collaborateur.rice.s pour partager la réussite du dispositif Du Stade Vers l'Emploi, qui permet le recrutement de centaines de demandeur.euse.s d'emploi autour d'activités sportives. L'Ufolep en a organisé près de 30 dont des 100% féminin, 100% Primo arrivant, 100% handicap,...
🔗 Pour aller plus loin
Le nom de Samivel est associé à une image idyllique de la montagne, celle d’aquarelles aux tons pastel où des alpinistes ayant conservé leur équipement des années 1940 dialoguent avec la faune des hautes cimes et où des skieurs d’époque dessinent leur trace dans une poudreuse immaculée. Ces aquarelles ont l’étonnante faculté de plonger celui qui s’y absorbe un instant dans un état profondément rêveur. Elles l’enveloppent d’un silence recueilli et le transportent tout là-haut en lui donnant le sentiment d’être seul au monde.
Parisien de naissance et savoyard d’adoption, fervent amateur de sports alpins, Paul Gayet-Tancrède, dit Samivel (1907-1992), fut aussi dessinateur, écrivain, poète et auteur de livres pour enfants, explorateur et compagnon de voyage de Paul-Émile Victor, cinéaste documentaire et conférencier. Dès la fin des années 1920, il se fait connaître pour ses illustrations consacrées à la montagne, d’abord en noir et blanc et souvent teintées d’humour, comme dans Sous l’œil des choucas (1933), un de ses premiers albums, avant de déployer son œuvre. Il fut aussi un précurseur de la protection de la nature et de l’environnement, en particulier avec l’association Mountain Wilderness. Autant d’aspects mis en valeur par Sophie Cuenot dans une biographie richement illustrée, publiée sous l’emblématique couverture rouge des albums des éditions Guérin et menée à bien avec le concours de Luce Gayet, petite-fille de Samivel. Ph.B.
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