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Trail : évitez la course aux anti-inflammatoires !

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Ils ont pour nom Voltarène, Profenid ou Apranax et ont été retrouvés dans les urines de la moitié des participants testés l’an passé sur le Festival des Templiers, à la demande des organisateurs. Ce chiffre, proche des données recueillies sur l’Utra-Trail du Mont-Blanc en 2023, traduit la banalisation d’une automédication visant à prévenir la douleur.

Or même s’ils ne sont pas interdits par les règlements antidopage – à la différence de la cortisone et de ses dérivés –, la prise de ces anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) est « potentiellement dangereuse, surtout dans les conditions physiologiques très particulières des trails, en particulier ceux de longue durée et à fort dénivelé » alerte le Dr Jean-Jacques Pik, élu national et membre de la commission médicale de l’Ufolep. Jean-Jacques Pik préconise donc « une interruption, au moins douze heures avant le départ, d’un traitement prescrit dans des conditions standard1 », et « aucune prise en cours d’épreuve, ni dans les douze heures qui suivent l’arrivée ». Ce fervent adepte du running invite aussi tout compétiteur à se demander s’il est raisonnable de prendre le départ s’il éprouve « une douleur qui ne semble pas céder avec du paracétamol ». Tout en prenant en compte « la psychologie du sportif qui s’est préparé depuis des semaines à cette épreuve ». Ph.B.

 

(1) Jean-Jacques Pik soulève aussi le cas particulier de l’Ibuprofene (Advil, Nurofen), en vente libre à 200 mg comme antalgique simple et non comme AINS alors qu’il en est très proche.


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