Créée en 2020 par un éducateur sportif, l'Association Multisport de Sérignan-du-Comtat réunit 80 licenciés enfants et a créé une section badminton adulte.
Situé au nord d’Orange, le bourg de Sérignan-du-Comtat, 3 000 habitants, abrite à ce jour l’unique association multisport de l’Ufolep dans le Vaucluse. Il le doit à Kévin Thomas, 35 ans, originaire du village voisin de Camaret-sur-Aigues et ancien joueur et entraîneur de basket à Sérignan.
C’est dans la foulée de l’obtention de son BPJEPS1 que cet adepte du trail créée l’association en 2020. « Les enfants de Sérignan et des alentours n’avaient pas de structure multisport, explique-t-il. Je me suis lancé pour leur offrir cette opportunité. » Et du même coup créer son emploi.
Épaulé par Antoine, un autre éducateur sportif, Kevin propose au départ des stages d’une semaine pendant les petites et grandes vacances. Ceux-ci réunissent bientôt une douzaine d'enfants dans la halle des sports de Sérignan. Puis, au printemps 2024, l’association prend le statut d’accueil de loisirs sans hébergement, à la demande des services de la Jeunesse et des sports. « Notre fonctionnement correspondait déjà à celui d’un ALSH, nous sommes restés une structure associative et sportive », précise Kévin.
École multisport et séjours sportifs
L’AMS rejoint alors l’Ufolep, que Kévin connaissait déjà et qui depuis l’accompagne dans le développement de l’association : aide logistique à l’organisation d’événements, soutien administratif, offre de formation pour les encadrants... Localement cette affiliation a également renforcé la légitimité de l’association.
Aujourd’hui, l’activité de l’AMS se répartit principalement entre une école multisport et des séjours de vacances sportifs. L’école multisport réunit 80 licenciés âgés de 4 à 12 ans, accueillis les mardis et jeudis de 16 h 30 à 18 h. Les séjours sportifs, eux, proposent des activités de plein air (tir à l’arc, course d’orientation, VTT…) et fédèrent 500 adhérents de 6 à 12 ans : dix en été et d’autres aux vacances de printemps, d’automne et d’hiver2. Cela fait de l’association un acteur majeur des vacances sportives pour les jeunes dans la région.
À l’école multisport, d’une séance à l’autre les enfants découvrent et se perfectionnent dans des sports collectifs (handball, basket) ou individuels (tennis de table, badminton). Les activités se déroulent généralement à la halle des sports municipale. Aux beaux jours, des sorties nature sont également organisées, par exemple pour pratiquer le VTT dans le bois voisin. Et aux vacances scolaires, l’ALSH de Sérignan tourne accueille les enfants parallèlement aux séjours extérieurs, appelés « Les Sportifs en vadrouille ».
Pour ses différentes animations, l’AMS recrute de nombreux animateurs et forme aux métiers du sport. « Nous accueillons des stagiaires Bafa pour l’accueil de loisir des vacances scolaires et nous avons également deux jeunes en contrat d’apprentissage, Amandine et Paolo », précise Kévin.
Badminton adulte
Depuis trois ans, l’AMS propose aussi un créneau adulte de badminton du lundi soir. Il réunit cette saison une quinzaine de pratiquants, dans un esprit loisir3, et constitue une piste de développement pour l’association. « Nous envisageons d’élargir notre offre avec de nouveaux créneaux sportifs, comme de la zumba ou en renforcement musculaire pour adultes et seniors », explique Kévin, qui a intégré en septembre dernier le comité directeur de l’Ufolep Vaucluse. De quoi resserrer les liens entre son association et le comité, et peut-être contribuer demain à développer le multisport, ailleurs dans le département. Antoine Richet
(1) Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport.
(2) A partir de 540 € la semaine, restauration et hébergement compris.
(3) Le coût de la pratique du badminton est de 50 € à l’année et celui des activités multisports enfant de 120 € pour un jour (mardi ou jeudi) et de 160 € pour deux jours.
Les 130 gymnastes Ufolep de La Vigilante du Coteau, près de Roanne (Loire), sont les héritiers d’une histoire débutée en 1899.
« Découvrez l'univers de la gymnastique artistique féminine avec le club de gymnastique de La Vigilante Le Coteau, affilié à la fédération Ufolep depuis 1899. » C’est ce que l’on peut lire sur la page d’accueil du site internet de cette fidèle association, où l’on pratique dès l’âge de deux ans et qui propose aussi de la gym d'entretien adultes. Merci à La Vigilante d’afficher ainsi ses couleurs ! Même si, dans les faits, l’Ufolep n’a elle-même vu le jour qu’en 1928...
Mais on pardonnera ce raccourci : à la fin du XIXe siècle, l’esprit laïque irradiait déjà les activités physiques qui se développaient alors dans l’environnement des écoles publiques, généralisées par les lois scolaires de Jules Ferry de 1881 et 1882 sur l'enseignement primaire gratuit, laïque et obligatoire. Le lien de La Vigilante avec l’école est alors d’autant plus étroit que les entraînements se déroulent dans l’école publique de garçons.
Imprégnation militaire
La plaquette éditée en 1999 pour le centenaire de l’association nous apprend aussi que La Vigilante fut créée à l’instigation de « M. Mouchet, directeur d’école publique », en réponse à la demande d’anciens élèves. En témoigne l’arrêté préfectoral du 9 octobre 1899.
Comme pour toutes les sociétés sportives de l’époque, la cuisante défaite de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine sont encore dans toutes les têtes, et en particulier dans celles de ces instituteurs sanglés dans leur blouse, immortalisés dans la mémoire collective en « hussards noirs de la République ». Les disciplines alors pratiquées à La Vigilante sont le tir, l’escrime, la gymnastique et la préparation militaire.
L’effectif de départ est de 35 membres actifs et 55 membres honoraires : on devine lesquels sur la photo intergénérationnelle mais exclusivement masculine où l’effectif complet de la nouvelle société sportive pose en képi et vareuse militaire. Au centre de l’image, trois clairons sont rangés en faisceau à l’ombre du premier drapeau de la Vigilante, offert le 1er janvier 1900 par le maire, M. Robert, et derrière lequel la société effectuera son premier défilé en ville. La relique est aujourd’hui précieusement conservée dans les bureaux de l’association.
Le mois suivant, La Vigilante a l’honneur d’organiser le concert du mois, avant de participer au festival de gymnastique de Régny, commune distante de 15 km, puis d’organiser le 27 mai sa première fête de printemps. L’avenir s’annonce radieux, mais à l’été 1914 la guerre vient couper net cet élan.
Éducation physique et basket-ball
Le 3 août 1919, une fête permet de renflouer les caisses et une quarantaine de gymnastes reprennent les « répétitions » pour des concours qui les mènent jusqu’à Nice et Marseille, où La Vigilante participe en 1921 à une grande manifestation-concours associant gymnastique et tir. En 1923, ce sera Rouen et Clermont-Ferrand. Cette année-là, des membres de La Vigilante sont même sélectionnés pour participer au concours de Florence, en Italie !
Dans le même temps, les pratiques se diversifient. Coup sur coup, en 1923 et 1924, deux nouvelles sections voient le jour : éducation physique et basket-ball. Les joueurs, âgés de 16 à 25 ans, sont aussi gymnastes. Car le règlement est formel : il est « impératif » de faire partie de l’équipe de gym ! Sous-entendu : ce jeu importé d’Amérique n’est qu’un loisir secondaire, un délassement. Il faut toutefois être très motivé : si la société achète « le » ballon réglementaire, les joueurs paient de leur poche leur équipement et leurs déplacements en train, qui les mènent souvent du côté de Saint-Étienne, tant les clubs de basket sont encore rares à l’époque dans la Loire.
En 1932, ce sont les locaux qui prennent un coup de neuf : les vestiaires sont rénovés et le tout premier chauffage installé dans la salle de gymnastique ! De quoi préparer plus confortablement les concours de Digoin, Toulon, Annecy, Firminy et Romans ou la participation à la grande fête Ufolep de Feurs en 1937. L’équipe de basket, qui entre-temps s’est affiliée à la fédération délégataire, obtient parallèlement quelques accessits et belles victoires dans les championnats ou challenges auxquels elle participe.
En 1938, la photo officielle de « La Vigilante, société de gymnastique et d’éducation physique », offre encore de grandes similitudes avec la société des origines. Pas de filles et toujours le drapeau au centre. Mais un « marcel » immaculé a remplacé la vareuse et certains s’autorisent un franc sourire. Ils ignorent qu’un an plus tard ce sera de nouveau la guerre. Les jeunes hommes sont appelés sous les drapeaux et les compétitions gymniques annulées. Le basket poursuit toutefois ses activités jusqu’au printemps 1940. Une équipe cadette voit même le jour.
Les mutations de l’après-guerre
À la Libération, les activités reprennent avec une ardeur nouvelle. En 1945, La Vigilante fête le retour de plusieurs de ses membres, prisonniers de guerre ou, pour l’un, déporté à Buchenwald. Elle remporte la fête gymnique de Régny, tandis que les équipes de basket brillent à la fois en Ufolep et en FFBB.
Dans ce grand élan de l’après-guerre, la photo de famille de 1946 s’élargit pour accueillir 69 féminines à côté des 67 garçons et des 11 membres du bureau, lequel siège dans un nouveau local. Quant aux basketteurs, ils s’ébrouent sur un nouveau terrain extérieur flanqué, quel luxe, d’une « pièce vestiaire » où se changer !
La vie reprend son cours, avec ses petites anicroches et ses innovations. En 1950-51, la section basket enregistre brutalement 12 départs : une dispute ? À moins que les déserteurs n’aient franchi la Loire pour aller défendre les couleurs de la Chorale de Roanne, qui décrochera en 1959 un titre de champion de France et dans les rangs desquels se révèlera un peu plus tard le grand Alain Gilles ? Heureusement le forfait en championnat est évité, tandis que les féminines continent de briller et que les gymnastes tiennent leur rang.
Côté bonnes nouvelles, en cette même saison 1950-51, La Vigilante achète un piano afin de ne plus devoir en louer un pour les ballets féminins lors des entraînements, fêtes et concert ; Mme Bergeat, amie de la société, y posera bénévolement ses doigts de fée. Et le 10 janvier 1954, après de nombreuses années de sollicitation auprès de la mairie, La Vigilante prend possession de sa nouvelle salle de gymnastique et salle de réunion. Les bénévoles du club ont été mis à contribution pour les travaux de terrassement, d’électricité et de chauffage, mais quelle récompense ! En ces années de baby-boom, le club va pouvoir accueillir toute la belle jeunesse qui frappe à sa porte.
D’emblématiques présidents
Un homme aura incarné cet essor : l’emblématique Louis Raquin, président depuis 1939. Mais il fatigue. Présent à la réunion du 8 mai 1964, le président se fait excuser à celle du 18 juin et décède en août. Une cérémonie à sa mémoire est organisée en octobre : en tenue et drapeau en berne, toute la société défile du pont de Rhins au cimetière, où une plaque est déposée sur sa tombe.
Jo Buroc lui succède pour dix années qui voient notamment l’éclosion d’Yves Bocquel, futur membre de l’équipe de France de gymnastique. Championnats, fêtes et challenges continuent de rythmer la vie de La Vigilante et le palmarès des différentes sections s’étoffe un peu plus à chaque saison. Quand en 1973-74 Jo Buroc passe la main à René Jacquet, le club compte 150 gymnastes et 130 basketteurs et basketteuses, respectivement encadrés par 11 moniteurs et monitrices et 9 entraîneurs de basket.
Pour assurer ses finances, La Vigilante redouble de festivités : fêtes, bals, galas, tournois, rassemblements, etc. En 1978, elle organise ainsi le rassemblement-concours de toutes les sociétés gymniques du sud-est, dans un stade Bécot plein à craquer : « un gros résultat financier pour un travail incommensurable », résume le chroniqueur.
Un jumelage, un comité directeur, une fusion
Deux ans après les premières élections européennes de 1979, la municipalité propose aux sociétés sportives un projet de jumelage avec échanges de sportifs. Les 3-4-5 avril 1982, La Vigilante organise ainsi son premier jumelage de gymnastique et de basket avec ses homologues belges de Zwevegem, en Flandre-Occidentale.
Devant l’importance des différentes sections, il est aussi décidé la création d’un comité directeur en bonne et due forme, auquel seront rattachées les différentes sections : gymnastique, basket, gym d’entretien et section des anciens. Chacune sera autonome, direction et finances, mais devra toutefois rendre des comptes au comité directeur. En 1987, les effectifs grimpent à 188 licenciés en gymnastique et 223 en basket, et en 1990 on inaugure en grande pompe le gymnase Louis-Raquin, en présence de sa veuve, de sa famille et de La Vigilante au grand complet.
Mais l’année suivante c’est un crèvecœur pour les anciens : la fusion dont il était question entre les sections basket de La Vigilante et de sa rivale La Jeanne-d’Arc, affiliée à la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF), devient effectif le 21 mars 1991. Le nouveau club prend le nom, volontairement neutre, du Coteau basket. Ainsi disparait, après 67 ans d’existence, l’une des plus anciennes sociétés de basket de la Loire… René Jacquet, lui, décède le 1er juillet 1994, après vingt ans de présidence, et c’est à titre posthume que la médaille d’or de la Jeunesse et des Sports lui est attribuée en octobre.
En juillet 1995, La Vigilante participe ensuite aux manifestations du 150e anniversaire de la création de la commune du Coteau, née en 1845 d’une scission avec celle de Parigny. Précédé par un french cancan endiablé, son char fut, dit-on, particulièrement remarqué lors du corso fleuri qui traversa la ville.
127 ans après
Cent-vingt-sept ans après sa création, La Vigilante compte 160 adhérents, dont 30 membres du bureau, coach et simples bénévoles. Les 130 pratiquants actifs sont essentiellement des pratiquantes, la mixité se limitant désormais aux plus jeunes jusqu’à 6 ans. « Vers 2010, quand j’ai moi-même arrêté la compétition pour n’être plus que coach, nous avons connu une baisse brutale des licenciés masculins, explique Thomas Pioyteyry, 33 ans, et co-président depuis décembre 2025 avec son aînée Charlotte Dupin. Depuis, nous aiguillons les garçons vers un autre club Ufolep, Gym Roanne 42. »
Avec ses entraînements du lundi au samedi, le club n’en compte pas moins 10 sections engagées en compétition. Plus les moins de six ans, les sept ou huit ex-compétitrices de la section loisir et les adeptes de la gymnastique douce, à peu près le même nombre. « Tous les coachs sont bénévoles, précise Thomas Pioteyry, qui lui-même cumule cette fonction avec celles de juge, responsable technique et donc co-président. La seule exception est notre service civique, qui me donne aussi un coup de main sur les réseaux sociaux, Facebook, Instagram et Tiktok. »
À court terme, les gymnastes de La Vigilante espèrent bien se qualifier pour la finale nationale Ufolep, début juin à Clermont-Ferrand. Viendra ensuite le moment de tous se réunir, des plus jeunes aux plus âgées, pour le grand gala du 13 juin qui entretient une tradition festive plus que séculaire. Philippe Brenot
Patriotisme et régénérescence physique. Avec ses 127 ans d’existence, La Vigilante n’est pas la plus ancienne association membre de l’Ufolep. Elle doit le respect à ses aînées : La Vaillante d’Autun, fondée en 1883 et devenue la plus grosse association (multisport) de l’Ufolep de Saône-et-Loire, ou son homonyme La Vaillante de Tullins, née en 1885 en Isère et toujours dédiée à la gymnastique. Autre vénérable club de gym, l’Espérance Drouaise (Eure) a vu le jour en 1888 et conservé sa spécificité de club exclusivement masculin.
Combien d’associations sont-elles ainsi plus anciennes que la fédération ? Et combien ont vu le jour dans le sillage de sa création, en janvier 1928 ? Si vous êtes dirigeant de l’une d’entre elles, contactez-nous afin de la mettre en valeur à l’occasion du centenaire de l’Ufolep : 1928.2028@ufolep.org
Acrobates et équilibristes. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, La Vigilante se fait aussi connaître pour les exhibitions de ses gymnastes dans les fêtes locales du Roannais, de la Loire et de la région. À une époque où le cirque est un spectacle très populaire, ceux-ci se produisent sous différents noms de scène : le trio Francioni, les Rangers, les Artellys, les Alcerias, les Reals ou les Lorianos. Et chacun possède sa spécialité : numéros de main à main, acrobaties et jeux d’équilibre en tout genre, en haut d’une perche ou sur chaises.
Identité préservée. Il existe au Coteau une autre association de gymnastique, créée en 1913 et affiliée l’année suivante à la fédération des patronages catholiques, future Fédération sportive et culturelle de France. Si la Vigilante et la Jeanne-d’Arc partagent le gymnase du stade Bécot, l’idée d’une fusion lancée il y a quelques années par la municipalité a été refusée par les deux associations. Chacune conserve ainsi son identité !
Né en 1987 à Cergy-Pontoise, le club compte 99 licenciés et est l’un des principaux animateurs du VTT Ufolep en Val-d’Oise, et notamment de son trophée "jeunes".
« Un club familial » : c’est ainsi que Benoît Barland, 38 ans, responsable matériel dans une agence de location du secteur du BTP, présente les Sangliers du Vexin, le club de Cergy dont il est licencié depuis l’adolescence. « J’ai toujours baigné dans le milieu associatif, mon père était président d’un club de bicross », explique Benoît, vice-président du club, membre de la commission technique départementale et habitué des championnats nationaux Ufolep.
Clubs formateurs
Si les clubs VTT les plus actifs possèdent généralement la double affiliation, les licenciés Ufolep y sont très nettement majoritaires. Comme chez les Sangliers du Vexin, où ils représentent plus de neuf licenciés sur dix. « Je n’ai moi-même jamais couru qu’en Ufolep et nos clubs ont une vocation de formateurs. Ils offrent aux jeunes la possibilité de découvrir le VTT en compétition, mais toujours dans le plaisir et l’amitié, sans pression », résume Benoit Barland. S’ils le souhaitent, les plus motivés par les podiums peuvent ensuite poursuivre leur progression dans un club FFC davantage tourné vers l’élite. « C’est le cas de notre jeune fille de 14 ans, qui roulait très bien et vient de s’envoler vers de plus hautes sphères, avec la bénédiction de son grand-père, qui co-anime notre école de vélo. »
Les Sangliers du Vexin ont toutefois un peu de mal à attirer les jeunes, avec seulement une dizaine « marcassins » âgés de 5 à 12 ans. « Cela peut s’expliquer par l’offre sportive pléthorique à Cergy-Pontoise. Dans un environnement plus rural, nos amis de l’AC Marines n’ont pas ce souci, ni les autres clubs d’ailleurs. Mi-février à Osny, la 2e manche de notre Val-d’Oise Trophy, qui leur est réservé, a ainsi réuni 162 concurrents. »
Chez les Sangliers, « on passe très vite la barre des 35-40 ans, observe Benoît Barland. Nous comptons dans nos rangs beaucoup de retraités qui ont vieilli avec le club. Le moyenne d’âge se situe autour de 55 ans et un quart de nos licenciés soit passé à l’électrique. Pour continuer à rouler avec le groupe et, au-delà, pour conserver le lien social. »
Un calendrier fourni
En dehors des compétitions, différents rendez-vous sont proposés aux licenciés : les randos du dimanche matin, avec des groupes identifiés « balade », randonneurs » ou « musclés » ; la sortie mensuelle du samedi sur des parcours plus long et plus éloignés, avec déplacement en train ou en voiture ; et les parcours de 40-50 km du mercredi après-midi à l’intention des seniors.
Il faut y ajouter l’itinérance sur quatre jours « de Pontoise à la Mer » qui à l’Ascension voit transhumer chaque année une trentaine de licenciés. « Au début la destination était Dieppe, mais désormais nous varions : Fécamp, Le Tréport, ou tout autre point de la côte. » Chaque été, un camp de base est également établi au camping de Guillestre, et en septembre une autre semaine est programmée dans le Jura, après le Lot et l’Ardèche les années précédentes.
Durant l’année, les clubs Ufolep du Val-d’Oise jouent la synergie pour proposer un calendrier fourni. De janvier à juin, le calendrier aura ainsi proposé les 8 manches du Val-d’Oise Trophy jeunes et les 4 étapes du tout nouvel Open VTT 95, dont l’une sur la commune yvelinoise, mais limitrophe, de Triel-sur-Seine. S’y ajoute évidemment le National Ufolep de la mi-mai en Moselle pour les compétiteurs aguerris.
La concurrence du numérique
Ce dynamisme permet au VTT associatif de faire face à l’évolution des modes de pratique observée par Benoît Barland depuis le Covid. « Désormais beaucoup pédalent seuls ou entre copains, et non plus dans une association. La technologie y est pour beaucoup : il y a trente ans, on rejoignait un club parce que les licenciés plus expérimentés connaissaient les parcours. Aujourd’hui, il suffit de télécharger des traces sur internet, de fixer son téléphone portable au guidon, et c’est parti pour trois ou quatre heures de vélo ! »
Benoît Barland et la CTD sont également convaincus que leurs clubs résistent avant tout en raison de l’ambiance familiale qui y règne. « C’est notre ADN et celui de l’Ufolep. Chez les Sangliers, il y a des gens que je fréquente depuis vingt-cinq ans. Moi qui suis aujourd’hui papa, ils m’ont connu quand j’avais l’âge de leur fils ! » Les générations co-existent ainsi harmonieusement.
Mais au fait, lors de leurs sorties les Sangliers du Vexin croisent-ils parfois leur animal totémique ? « Il y en a en effet de plus en plus autour de Cergy. Mais cela reste exceptionnel d’en rencontrer et en général ça se passe bien ! » La laie, les marcassins ou le vieux mâle retournent alors au plus profond des sous-bois, laissant à leurs homonymes cyclistes l’usage de chemins qui n’ont plus de secrets pour eux. Philippe Brenot
Retour sur 15 moments de l’assemblée générale de Brest des 11-12 avril.
Ouverture. Ils se sont exprimés en ouverture :Jean-Pierre Richard, conseiller municipal de la Ville de Brest délégué aux manifestations sportives et au sport dans les quartiers ; Éliane Brunstein, présidente de l’Ufolep Finistère ; Didier Bélier, président de la Ligue de l’enseignement du Finistère et de la Bretagne ; Émilie Kuchel, conseillère régionale ; Olivier Thillais, chef du service départemental de la Jeunesse, de l’Engagement et du Sport ; Hélène Lacassagne, présidente de la Ligue de l’enseignement (accompagnée dans la salle par Franck Présumey, DG, et Martine Besson, élue au conseil d’administration). Excusée, la présidente de l’Usep, Véronique Moreira, avait enregistré un message vidéo.
Les remerciements de Mayotte. La présidente de l’Ufolep Mayotte, Naoilou Yahaya, a remercié le réseau pour la solidarité manifestée au lendemain du cyclone Chido de décembre 2024. « Sur les 40 000 euros reçus grâce à votre générosité, nous en avons dépensé jusqu’à présent 25 000, notamment en soutien de nos associations » a-t-elle précisé. Seize mois après le cyclone, le comité a reconstitué son équipe et retrouvé des locaux fonctionnels. Naoilou a établi le parallèle entre son île ravagée et la ville hôte de l’AG, détruite à 80 % lors de la Seconde Guerre mondiale. « Un jour, nous aussi nous allons nous relever ! »
Convention avec l’AFCAM. Arnaud Jean et Anthony Leroy, vice-président de l’Association française du corps arbitral multisport, ont signé une convention visant notamment à déployer des formations aux « gestes qui sauvent » avec le concours de l’Ufolep, laquelle bénéficiera en retour de l’expertise de l’AFCAM pour la formation de ses juges et arbitres.
Village des partenaires. Une partie du samedi après-midi fut consacrée à une déambulation entre des stands où les congressistes ont pu prendre de l’information sur les services des partenaires de l’Ufolep (syndicat d’employeur Hexopée, assureur Marsh, etc.) et les dispositifs fédéraux, à l’instar d’UfoBaby, avec présentation de la « box » de matériel conçue avec l’équipementier Gymnova.
1001 territoires pour la fraternité. Parmi les stands du village des partenaires figurait celui du collectif « 1001 territoires pour la fraternité », où l’Ufolep côtoie 40 acteurs associatifs, dont l’Usep. Son initiateur, Yannick Hervé, membre du bureau du Mouvement associatif et élu de la Ligue de l’enseignement en charge des questions d’extrême droite, était auparavant intervenu en tribune.
Tables rondes. Samedi après-midi, deux tables rondes étaient consacrées en parallèle aux violences sexuelles et sexistes et à l’intelligence artificielle. La première était coanimée par l’élue nationale Myriam Wagner et le DTN adjoint Adil El Ouadehe ; la seconde l’était par l’élu national Jean-Pierre Gallot et la DTNA Noémie Coupeau, avec le concours en visioconférence de Sébastien Trouvé (Ligue de l’enseignement) et l’éclairage terrain de Luc Hernu et Claudie Azeronde, président et directrice de l’Ufolep de l’Oise, où les salariés ont bénéficié d’une formation de 6 à 7 jours.
Réception à l’hôtel de ville. L’AG de Brest a renoué avec la tradition de l’accueil républicain en mairie. Intervenu le matin en ouverture de l’AG, Jean-Pierre Richard a réaffirmé la volonté de la nouvelle équipe municipale conduite par Stéphane Roudaut de poursuivre la collaboration entre l’Ufolep 29 et la Ville de Brest, notamment en matière de santé et d’animation des quartiers, ou en appui de l’UfoStreet organisé dans l’ancien site industriel des Capucins et qui en février a réuni 55 000 participants et visiteurs sur cinq jours. Avec en bonus un freestyle de breakdance de l’association La Fierté des Nôtres, sur une inhabituelle rythmique jazz du groupe brestois Digresswing.
Modifications statutaires. Après une introduction d’Élisabeth Delamoye, secrétaire générale de l’Ufolep, Daniel Pitoux-Masson a animé au nom de la Commission nationale des statuts et règlements (CNSV) l’examen des modifications des statuts des comités départementaux et régionaux. La principale portait sur la présidence, qui désormais peut être unique, (co-présidence), « collégiale » (3 personnes ou plus). D’autres retouches portaient sur le vocabulaire et la sémantique, notamment afin d’introduire l’écriture inclusive. Les nouveaux statuts régionaux permettent par ailleurs la tenue de comités directeurs en distanciel et donnent toute sa place à l’équipe technique régionale des professionnels du territoire.
Rapport médical. Marie-Christine Favérial, médecin élue au comité directeur, et Jean-Jacques Pik, médecin fédéral, ont coprésenté le rapport médical. Outre les 43 demandes de surclassement examinées (principalement en volley-ball et twirling bâton afin de pouvoir constituer équipes ou duos), ils ont évoqué la prise en compte nouvelle du sport santé (7 817 données de santé récoltées dans le cadre du programme À Mon Rythme des Ufo3S) et invité les comités à décliner un thème de santé publique sur leurs manifestations.
300 femmes dirigeantes. Sandrine Manet et Christine Clément, élues nationales également investies en Nouvelle-Aquitaine pour la première, à l’Ufolep Charente et à la tête de son association pour la seconde, ont partagé leur expérience de la formation des 300 femmes dirigeantes commune à l’Ufolep, la FSGT et la FSCF. Elles ont invité d’autres dirigeantes à s’engager à leur tour dans cette formation d’un an où un premier temps en présentiel est complété par des modules en distanciel portant sur le management, la conduite de projet, la structuration associative, les finances, le leadership ou la prise de parole en public. Cette formation est le prolongement « affinitaire » d’une l’initiative du CNOSF.
Vers le centenaire. Philippe Machu et Pierre Chevallier, anciens président et DTN de l’Ufolep, ont détaillé la façon dont la fédération s’organise pour fêter son centenaire en 2028. Elle le fait à travers la constitution d’un réseau de référents départementaux et l’exploitation des archives des comités volontaires et d’associations « historiques », avec le concours d’Amélie Gelon, archiviste-documentaliste stagiaire. Un studio radio mobile, mis à disposition par le CLEMI (Centre pour l'éducation aux médias et à l'information) et animé par son responsable Thomas Rouchié, a également permis de recueillir les témoignages de militants ayant contribué à écrire l’histoire de l’Ufolep. Ce dispositif initié dans le cadre du centenaire sera reconduit lors des Rencontres fédérales du Pradet en octobre.
Réussite finistérienne. La mise en valeur d’une réussite départementale a pris la forme d’une table ronde animée par la vice-présidente de l’Ufolep, Natacha Mouton-Levreay. Autour Éliane Brunstein et d’Olivier Rabin, présidente et directeur de l’Ufolep Finistère, celle-ci a réuni des représentants des services départementaux à la Jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES), de Brest Métropole, de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de la presqu’île de Crozon et de l’association Women Safe & Children. Gwennaïg et Chérylène, bénéficiaires du dispositif Toutes Sportives par l’intermédiaire de la Croix-Rouge, ont également exprimé leur également exprimé son enthousiasme et son infinie gratitude envers « Nico », l’éducateur sportif qui anime les séances. Enfin, Erwan Le Chêne, responsable de la CTD badminton, a détaillé les clés du succès de l’activité à la pointe de la Bretagne.
Folklore local. La randonnée urbaine proposée samedi en fin d’après-midi pour lutter contre la sédentarité du congressiste s’est joyeusement achevée au son des cornemuses du Printemps des sonneurs.
Médailles d’honneur. Outres 12 médailles de bronze, d’argent et d’or, 2 médailles d’honneur, numérotées 180 et 181, ont été décernées à Bruno Douillard, ancien élu national et délégué Ufolep de Loire-Atlantique, et à Anne-Marie Émaille, dirigeante de la Gymnastique et Trampoline Montagne Thiernoise (Puy-de-Dôme) et pilier de l’activité gymnastique à l’échelle nationale puis régionale.
Rendez-vous en Pas-de-Calais. Merci au Finistère pour la qualité et la chaleur de son accueil et rendez-vous en 2007 en Pas-de-Calais. À Lens, Calais, Arras ou Béthune.
Dans son complément au rapport d’activité, le directeur technique national, Ludovic Trézières, a proposé une photographie détaillée de la fédération. L’Ufolep en 2024-2025, ce sont 333 490 adhérents uniques (+ 7 724 en solde net, soit + 2,5 %) et 6 227 associations, avec un taux de féminisation de 56,8 %. Il faut ajouter 14 597 Ufopass (participations ponctuelles).
L’âge moyen est de 35 ans, le public des randonnées pédestre étant le plus âgé, à 58,5 ans. 54 % des adhérents ont une pratique loisir, sans compétition, et parmi eux 2 341 personnes sont en situation de handicap. Les activités gymniques et de la forme réunissent 41 % des adhérents, avec un taux de féminisation de 91 % en gymnastique artistique et de 97,6 % en GRS.
Ludovic Trézières a ensuite identifié trois défis à relever. Le premier est celui de la fidélisation : 39,4 % des adhérents ne renouvellent pas leur licence d’une année sur l’autre. Si la saison passée l’Ufolep a gagné 130 272 nouveaux adhérents, elle en a aussi perdu 122 548. Deuxième défi, les 12-17 ans, seule tranche d’âge affichant un solde net négatif, avec un taux d’abandon de 45,3 %. Troisième défi, l’érosion d’un réseau associatif où 55 % des clubs possèdent moins de 30 membres, plus de 500 réunissant même moins de 5 adhérents.
Réduire le turn-over, reconquérir le public adolescent et renforcer notre réseau associatif : trois priorités pour la suite de la mandature.
Lors de l’assemblée générale accueillie les 11 et 12 avril à Brest, le rapport moral, le rapport d’activité, le rapport financier et le budget pour l’année en cours ont été votés à 100 % pour la deuxième année consécutive1.
Vu de l’extérieur, le vote à 100 % de tous les rapports soumis à l’approbation de l’assemblée générale peut interroger. Est-ce la traduction d‘une pleine et entière adhésion ou le signe d’une vie démocratique anémiée ? Il faut toutefois méconnaître la tumultueuse histoire de l’Ufolep et la tradition de libre expression des mandatés pour se poser la question. Et les échanges brestois de auront vite dissipé les doutes de l’observateur le plus dubitatif.
Modernité. Dans son complément au rapport moral, Arnaud Jean avait choisi d’éclairer l’action du comité directeur au filtre de la « modernité », inspiré en cela par l’intervention du sociologue du Centre de droit et d’économie du sport de Limoges, Christophe Lepetit, lors d’un « Mardi des présidents » du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Sans renier l’histoire d’« une fédération longtemps animée et pilotée par des enseignants, militants et militantes de l’éducation populaire », le président de l’Ufolep s’est employé à déconstruire l’image passéiste dont l’affublent encore parfois ceux qui méconnaissent la diversité de ses publics, de ses modes de pratique et de ses dispositifs.
La modernité, c’est d’abord « répondre aux attentes des pratiquantes et des pratiquants d’aujourd’hui », en prenant en compte les tendances à « l’individualisation » et à l’« hybridation » des pratiques et les sources de « motivation » des pratiquants : autant d’éléments développés dans le rapport moral adressé un mois plus tôt aux comités Ufolep.
Problématiques sociétales. Le deuxième élément de modernité réside dans la volonté de l’Ufolep de répondre aux « problématiques sociétales ». Après avoir mentionné les formations sur la santé mentale initiées par l’équipe nationale en charge du secourisme, Arnaud Jean a insisté sur l’outil indispensable que demeure « la vie associative, lieu de débat, de diversité ». Il a aussi rappelé les efforts menés en matière de « formation des dirigeantes et dirigeants » et l’introduction de dispositions statutaires favorisant une meilleure répartition des responsabilités, comme la co-présidence.
Sur le front des inégalités sociales et territoriales, l’Ufolep répond également présente « en prenant en compte la ruralité, les âges, la densité urbaine, le genre, les aménagements péri-urbains, les territoires prioritaires, les mobilités, l’intercommunalité », avec pour fil conducteur « le droit à la pratique sportive. »
Autres éléments de modernité : le caractère multisport de l’Ufolep et son engagement en matière de santé et de bien-être, à travers son réseau de 74 Maisons sports santé société (Ufo3S), ses programmes À Mon Rythme ou Toutes Sportives, et plus récemment le dispositif UfoBaby visant à mettre en mouvement les plus jeunes, tout en impliquant les parents.
Arnaud Jean s’est également félicité que le projet sportif fédéral (PSF) soit décliné par tous les comités départementaux et régionaux, et mis en œuvre par des équipes de professionnels jeunes et étoffées. Modernes aussi la communication et les outils de gestion, à l’instar des plateformes Ufosport et Ufocyclo.
« Si les sentiments humanistes sont modernes, alors nous sommes définitivement modernes, loin des politiques populistes », a également souligné Arnaud Jean en faisant implicitement allusion aux bénéficiaires d’un programme comme Primo-Sport, avec pour boussole les valeurs républicaines de fraternité, d’égalité et de laïcité.
Les couacs de Ligu’Asso. La vie de l’Ufolep n’a toutefois rien d’un long fleuve tranquille. Comme 29 autres fédérations membres du CNOSF, elle a ainsi été victime en novembre d’un piratage informatique, l’un des travers de la modernité… « Mais nous avons su réagir efficacement et en toute transparence en respectant la procédure exigée. Heureusement, nous n’avons pas eu connaissance d’incidents graves liés à cette attaque informatique. »
La transition était toute trouvée pour aborder le « fiasco » de la mise en place de la plateforme d’affiliation Ligu’Asso commune à l’Ufolep, à l’Usep et à la Ligue de l’enseignement. Sans s’étendre, Arnaud Jean a pointé « le manque de compétences et de pilotage politique » à l’origine de celui-ci. « Mi-février, au milieu de l’immense bazar occasionné dans tous les services affiliation, qui a mis en souffrance de nombreuses personnes, ce sont les deux fédérations sportives de notre mouvement qui ont repris la mission ! Nous devons être modernes, certes… mais efficaces ! » Un peu plus tôt, la présidente de la Ligue de l’enseignement, Hélène Lacassagne, avait reconnu des « couacs ».
Marsh, et ça repart. Il est aussi permis de voir un signe de modernité dans le choix précédemment effectué d’un nouveau courtier en assurance, Marsh. Diapositives à l’appui, son représentant, Benjamin Grazina, a dressé le bilan de la première année de contrat, avec un point précis sur les sinistres. Il a également annoncé que l’engagement de départ portant sur deux années sans majoration de prime serait prolongé d’une année supplémentaire. Par ailleurs, si la décision de ne pas renouveler le contrat liant l’Ufolep au prestataire historique des services de la Ligue de l’enseignement, l’Apac, avait été source de très fortes tensions, celles-ci appartiennent au passé.
C’est ainsi de façon concertée que l’Ufolep et de la Ligue se sont efforcées de résoudre le conflit entre leurs instances respectives du département du Nord, l’Ufolep 59 s’étant vu privée d’accès à la plateforme d’affiliation. Son président, Bruno Verbeken, a expliqué en tribune combien cela impactait la vie du comité et de ses associations. Malheureusement, jusqu’à présent les missions de conciliation ont échoué. À ce titre, une « modernisation » des textes régissant les relations Ufolep-Ligue ne serait peut-être pas inutile pour prévenir une telle situation de blocage…
Clôture. De l’AG de Brest, on retiendra aussi l’animation du Village des partenaires et l’intérêt suscité par les tables rondes sur les violences sexuelles et sexistes et l’usage de l’intelligence artificielle (lire pages 18-19). Puis, à l’issue d’une dernière matinée entamée avec l’annonce des résultats des votes, Arnaud Jean a conclu en évoquant la Quinzaine sport et petite enfance, le Playa Tour, les 52 finales nationales…
Mais si ces rendez-vous ont un parfum estival, déjà les nuages s’amoncelaient dans le ciel de l’AG. Comme l’avait annoncé la veille Hélène Lacassagne, la montant de la convention pluriannuelle d’objectif entre le ministère de l’Éducation nationale et la Ligue de l’enseignement sera cette année en baisse de 9,2 %, avec inévitablement un impact pour les comités Ufolep. « Mais vous pouvez compter sur la détermination des membres du comité directeur national pour engager, consolider et amplifier nos efforts, a insisté Arnaud Jean. Je suis de mon côté serein et déterminé quand je vois la puissance que vous représentez. » La force tranquille, ou l’art de motiver les troupes. Philippe Brenot
(1) Le rapport moral, le rapport d’activité, le rapport financier et le budget 2026 (présenté par la trésorière Danièle Roux et d’un montant de 9 430 405 €) ont été votés par émargement à 100 %, ainsi que l’affectation aux fonds propres de la fédération du résultat de l’exercice précédent (36 000 €). Les modifications des différents articles des statuts départementaux et régionaux ont aussi été très largement approuvées (entre 96 et 100 %).
Saviez-vous qu’il existe dans le Tarn un championnat de football à 7 du dimanche matin qui réunit 600 licenciés dans 32 équipes, réparties en trois divisions ? « Notre championnat répond à la réalité d’un département très rural, où neuf équipes sur dix défendent les couleurs de villages ou de bourgs de moins de 3 000 habitants », explique le délégué Ufolep, Florian Magana. Tandis que certaines associations fuient les contraintes financières ou techniques imposées par la FFF, l’Ufolep joue sur la convivialité. Tous les pratiquants sont ainsi invités aux demi-finales puis aux finales de la coupe et du challenge qui complètent le championnat, avec restauration, ambiance festive et coup de pouce financier du comité.
« Cette saison, trois associations nous ont rejoint. Nous avons aussi recruté l’AS Carlus-Rouffiac, qui souhaitait assurer une équipe de foot à 11 pour disputer des matchs amicaux. Anciennement affiliés à la FFF, ils ne connaissaient pas notre championnat à 7 mais souhaitent engager deux équipes la saison prochaine », se réjouit le délégué.
Une anecdote contée par Patrick Jany, vice-président national et du comité, illustre aussi la dimension sociale que peut revêtir le maintien d’une équipe. « Une année, nous nous apprêtions à écarter une équipe pour problèmes disciplinaires. Le maire nous a appelé, implorant notre clémence : c’était le dernier club du village. Nous avons fait preuve de mansuétude, à l’essai, charge à lui de faire le nécessaire. Cela s’est tassé, et le village a gardé son équipe ! »
Le séminaire organisé les 17-18 avril à Reims visait notamment à lancer de nouvelles pistes de développement : foot à 7, foot en marchant…
Si son importance a considérablement décliné, le football fut l’une des activités à l’origine de l’Ufolep avant d’occuper une place centrale dans son développement. Le ballon rond réunit encore près de 10 600 licenciés, dans un peu moins de 600 associations : des hommes à près de 99 %, principalement âgés de 25 à 54 ans, la tranche la plus dense étant celle des 35-44 ans. Une pratique de père de famille… On peut ajouter les adeptes du futsal, au nombre de 1 030, dans 212 associations.
La pratique n’est pas uniforme. Si le foot à 11 reste prédominant dans le Nord et le Pas-de-Calais, et solidement ancré dans l’Aube et la Marne, le football à 7, parfois en auto-arbitrage, est particulièrement vivace en Eure-et-Loir (1 200 licenciés, 54 associations) et dans l’Yonne (800 licenciés, 30 équipes), et à un degré moindre en Indre-et-Loire, dans la Vienne, le Tarn, l’Hérault, la Guadeloupe, l’Ardèche…
Il est dommage que les statistiques ne permettent pas de distinguer les licenciés selon leur mode de pratique préférentiel. Difficile d’estimer aussi la part des associations à double affiliation Ufolep-FFF. « Assez faible, en particulier dans le football à 7 », estime Marie-Claude Moreau, membre de la commission nationale, qui regrette que seuls 23 comités aient répondu à l’enquête lancée en 2021 par la CNS.
En cette année de Coupe du monde, celle-ci organisait fin avril à Reims un séminaire au menu duquel figurait notamment l’évolution des coupes nationales à 11, qui à partir des demi-finales se résument parfois à des derbys des Hauts-de-France. Il devait être également question du foot à 7. Si l’organisation d’un évènement national n’est pas à l’ordre du jour – les vétérans gardent en mémoire les rassemblements des « vieux crampons » (plus de 40 ans) dans les années 2000 –, la pratique à effectif réduit offre le principal potentiel de développement. Tandis que la FSGT1 occupe ce terrain en région parisienne, l’Ufolep a une carte à jouer dans les départementaux ruraux où les associations de village peinent à constituer des équipes à 11.
« Le walking football est une autre piste à explorer, observe Bernard Pouget, président de l’Ufolep Côtes-d’Armor et élu national en charge du suivi de l’activité. Pour les bénéficiaires de notre Maison sport santé de Dinan qui suivent le programme À Mon Rythme, le "foot en marchant" constitue une passerelle vers une activité physique et sportive régulière, où la mixité peut trouver sa place. » « Le walking football est une discipline à part entière2, avec une dimension technique et tactique, et qu’il serait dommage de réserver aux seniors ou aux personnes en reprise d’activité » complète Marie-Claude Moreau.
Si peu de bouleversements sont à attendre du séminaire de Reims, la politique des petits pas est celle qui donne généralement les meilleurs résultats. Ph.B.
(1) La FSGT revendique 34 000 licencié.e.s, 2 300 clubs et 3 460 engagées dans ses compétitions. Quant à la FFF, elle réunit plus de 2,3 millions de licencié.e.s.
(2) Le walking football est né en 2010 en Angleterre et la 5e Coupe du monde est organisée du 28 au 31 mai à Brisbane (Australie).
« Les ravages du libéralisme ont transformé le sport le plus populaire du monde en vulgaire marchandise. Afin de redonner au peuple des tribunes le droit de ne plus désespérer, journalistes, universitaires, éducateurs et écrivains se sont attelé·es à quinze propositions concrètes pour démanteler l'industrie du ballon rond. Il est temps que le foot se détache de son idéologie productiviste, fondée sur des logiques de profitabilité financière. Mais aussi qu'il abandonne la multipropriété, le ré-arbitrage technologique ou un calendrier effréné qui ont mené le ballon rond vers l'overdose et l'exploitation de ses travailleur·euses. La fin de partie doit être sifflée » écrivent Mickaël Correia & Sébastien Thibault pour présenter le Foot Manifesto qu’ils ont coordonné.
Parmi les contributions de cet ouvrage collectif, celle du journaliste économiste et blogueur Jérôme Latta invitant à « rendre les clubs à ceux à qui ils appartiennent » est complétée par un éclairage sur le modèle des socios, forme d’actionnariat populaire importée d’Espagne qui a évité aux clubs historiques de Bastia et Sochaux la liquidation judiciaire ou le dépôt de bilan. D’autres plumes s’en prennent à la VAR et aux exigences démesurées de la Fifa et de l’UEFA en matière d’organisation de compétitions, ou bien militent pour l’abolition du Ballon d’Or, « pastiche de soirée hollywoodienne » qui récompense toujours un attaquant et n’a aucun sens dans un sport d’équipe. Parmi les autres propositions : refonder la Fifa, décarboner le foot et « autoriser la pratique mixte à la FFF ». Chiche d’essayer à l’Ufolep !
Journaliste à Alternatives économiques et chroniqueur foot au Monde, Jérôme Latta1 analyse dans son ouvrage Ce que le football est devenu trois décennies de « révolution libérale ». Des clés de compréhension fort utiles pour saisir le contexte d'une Coupe du monde 2026 qui s'annonce d'ores et déjà comme celle de la démesure.
Jérôme Latta, vous faites de 1992 l’année-charnière des bouleversements intervenus dans l’économie du football : pourquoi ?
On situe souvent ce tournant en 1995, avec l’arrêt Bosman par lequel la cour de justice de l’Union européenne dérégule le marché des transferts. On peut aussi remonter bien avant. Pour ma part, je retiens l’année 1992, qui voit la création de la Ligue des Champions, avec une formule de poules qui s’éloigne du modèle original où les champions de chaque pays s’affrontaient en matchs aller-retour. 1992 voit aussi le baptême de la Premier League, refondation du championnat anglais de première division, avec la création d’une société commerciale affranchie de la fédération. Cette année 1992 marque ainsi une étape décisive dans la « révolution libérale » qui n’a fait que s’accélérer depuis.
Une étape synonyme d’explosion des droits télé…
Ceux-ci sont le carburant de la croissance phénoménale de l’industrie du football. Dès les années 1970 en Angleterre, et dans les décennies suivantes ailleurs en Europe, apparaissent des chaînes à péage qui proposent du sport. Cela a donné de la valeur aux droits de diffusion des compétitions, qui en avaient très peu et ont connu une croissance annuelle à deux chiffres. Depuis la crise du Covid, ils semblent avoir atteint un plateau. Sauf pour les très grands clubs, qui en touchent une part croissante.
Votre ouvrage est paru en 2023 : qu’ajouteriez aujourd’hui ?
La fuite en avant s’est poursuivie et les inégalités n’ont cessé de se creuser entre une oligarchie d’une quinzaine de clubs européens et la base de la pyramide. Deux phénomènes récents incarnent l’ultime stade de la financiarisation du football. Le premier est la multipropriété des clubs, à travers la constitution de consortiums propriétaires de plusieurs équipes. Le second est le rachat de clubs à fort potentiel par des fonds souverains : les Émirats arabes unis avec Manchester City, puis le Qatar avec le PSG, et plus récemment l’Arabie saoudite avec Newcastle. Cela accentue encore la distorsion de la concurrence car ces investisseurs n’ont pas la limite de la rentabilité : c’est pour eux du soft power, ou du sport power si l’on veut. L’autre caractéristique de cette fuite en avant est le gigantisme des compétitions. Depuis deux ans, la Ligue des champions propose 64 matches de plus et, l’an passé, la Coupe du monde des clubs est venue ajouter un tournoi de fin de saison. Cela pose la question de la saturation des calendriers, avec un épuisement physique et mental des joueurs, et peut-être demain une saturation des capacités du public face une offre pléthorique. On est définitivement passé d’une économie de la rareté – celle qu’a connue enfant ma génération, quand très peu de matchs étaient retransmis – à une économie de la profusion.
La multipropriété a suscité la fronde des supporters du RC Strasbourg, tandis que l’Olympique lyonnais a été victime des arrangements financiers de son propriétaire américain avec le club brésilien de Botafogo, qu’il possédait aussi…
On peut ajouter à ces deux exemples celui de Troyes, actuellement en Ligue 2 mais en passe d’accéder à la Ligue 1 et qui est propriété du City Football Group, dont le navire amiral est Manchester City et qui possède davantage de clubs que BlueCo, propriétaire de Strasbourg et Chelsea. La liste est longue des clubs français de D1 et D2 rachetés par des fonds d’investissement ou des milliardaires étrangers2 : le FC Lorient ou encore l’OGC Nice, dont le propriétaire, Jim Ratcliffe, se désintéresse depuis qu’il est actionnaire à 40 % de Manchester United.
La logique est-elle la pure rentabilité, à rebours des présidents-mécènes d’autrefois ?
Pour la multipropriété, oui. L’idée est de mutualiser coûts et compétences et d’effectuer d’avantageux transferts de joueurs. Car les clubs professionnels sont structurellement peu rentables : ils engloutissent leurs revenus dans le talent sportif - transferts et salaires de joueurs. Et pour les consortiums comme le City Football Group, il s'agit principalement d'entretenir et d'exploiter, au service de l'équipe phare, le vivier de joueurs des clubs « filiales ».
Les supporters « ultras » incarnent la fidélité à leur club et à son histoire mais apparaissaient aussi comme des acteurs violents : à l’encontre des supporters rivaux, voire des dirigeants du club ou de joueurs considérés comme des mercenaires. Cette violence a-t-elle à voir avec la marchandisation du football ?
Pas directement. Sans généraliser, et en me référant aux sociologues qui ont travaillé sur ce phénomène, certains groupes ultras ont un rapport ambigu avec la violence, voire des liens avec des formes de hooliganisme. Cela est antérieur aux dernières évolutions du foot-business. En revanche, la multipropriété, et plus généralement la financiarisation du football, ont fait des clubs des objets spéculatifs pour des acteurs qui ne sont pas ancrés localement, qu’il s’agisse de fonds d’investissements, de milliardaires américains ou asiatiques ou de fonds souverains. D’où une rupture des liens affectifs historiques entre les propriétaires des clubs et les supporters. Ceux-ci éprouvent un vif sentiment de dépossession. Leur club ne leur appartient plus et ne s’appartient plus à lui-même, mais à des intérêts extérieurs et lointains.
Tous les supporters réagissent-ils ainsi ?
Non. Ils sont souvent divisés, comme à Strasbourg où les ultras expriment ce sentiment de perte d’identité, de déracinement, quand d’autres voient les moyens plus importants alloués au développement du club et au recrutement de joueurs de qualité. Cette saison, Strasbourg propose ainsi un jeu attractif et lutte pour les places européennes. D’un côté, on a donc une montée en gamme économique et sportive, et de l’autre des couleuvres difficiles à avaler. Comme quand l’attaquant vedette en début de saison pose avec le maillot de Chelsea, club prestigieux qu’il rejoindra l’année suivante pose la question de « l’amour du maillot ». Ou, ou que l’entraîneur , alors que tout vaest brusquement transféré au mercato d’hiver. alors que tout va bien sportivement. Lparfe club filiale est misinféodé au service du navire amiral : ce ne sont plus ses propres intérêts qui priment dans sa gouvernance.
L’argent investi améliore-t-il toutefois la qualité du jeu ?
Il est clair que les derniers tours de la Ligue des Champions offrent du très grand spectacle entre des top clubs qui regroupent des supers joueurs, avec une grande qualité technique et une incertitude qui manque dans les premiers tours. Après, c’est un débat esthétique : certains jugent le football actuel plus stéréotypé. Ce qui est frappant avec la Ligue des Champions, tant avec l’ancienne phase de poule que le nouveau système de tournoi qualificatif, c’est que tout est conçu pour limiter l’aléa sportif. Ce n’est qu’à partir des quarts de finale qu’on recrée l’incertitude car les plus grands clubs sont très proches les uns des autres.
Le développement de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) a-t-elle aussi à voir avec les enjeux financiers croissants ?
En partie. Implicitement, les enjeux économiques rendent plus insupportables les « erreurs » d’arbitrage. Cela rejoint la volonté de limiter l’aléa sportif : l’élimination prématurée en confrontation directe, le faux rebond (d’où des terrains devenus de vrais billards), et donc la décision arbitrale, vite interprétée comme injuste si elle vous est défavorable. D’où, après la goal line technology, la mise une place de la VAR. Mais c’est méconnaître la nature de l’arbitrage en football, qui implique de l’interprétation. La promesse de la fin des polémiques grâce à l’arbitrage vidéo n’était qu’une illusion.
La VAR nuit aussi au jeu, avec des interruptions intempestives et des buts fantômes…
L’arbitrage assisté par vidéo a été introduit de manière précipitée à la Coupe du monde 2018 et si son utilisation est devenue plus fluide, ce jugement administratif des hors-jeu jugés au centimètre aboutit à des décisions absurdes, qui bafouent le jeu et l’esprit des règles. La VAR détruit l’émotion instantanée du but, qui devient conditionnel : un hors-jeu ou une faute dans la construction de l’action ne vont-ils pas conduire à son annulation ? Cette conditionnalité des buts est un dommage important fait au football. Mais je ne crois pas à un retour en arrière. Cela vaut toutefois seulement pour le très haut niveau. Supporters des Verts de Saint-Etienne, je les suis en Ligue 2, où la VAR n’existe pas, sans que personne ne s’en porte plus mal3. J’apprécie qu’un but soit définitif. Et s’il est entaché d’un hors-jeu de 20 centimètres, on s’en remet ! Le dopage financier qui profite aux plus grands clubs bafoue bien davantage l’équité sportive.
Dans ce contexte, le football des équipes nationales n’apparait-il pas comme une forme de résistance à l’évolution capitalistique du football de club ?
On le peut voir comme un refuge dans la mesure où il n’y a pas d’intérêt économique direct. Même s’ils touchent des primes, les joueurs ne sont pas salariés de leurs sélections. Il y a aussi un peu plus de surprises, lesquelles traduisent paradoxalement l’affaiblissement du football des nations. Les meilleures équipes alignent en effet des joueurs souvent épuisés par des saisons à rallonge, quand ils ne sont pas blessés. Le football des sélections n’en a pas moins subi des évolutions problématiques, avec ce passage de la Coupe du monde à 48 équipes, reflet l’intensification des calendriers et l’hypertrophie des compétitions. Ceci pour générer davantage de droits télévisuels et marketing.
Comment porter un regard lucide sur l’évolution du football tout en restant passionné du jeu lui-même ?
Cela créé des contradictions de plus en plus intenses. Je fais partie de ceux qui n’ont pas pu boycotter la Coupe du monde au Qatar mais qui l’ont vécue avec une forme d’amertume et une passion altérée par ce qui se passait autour du terrain. C’est le dilemme : même marchandisé et instrumentalisé à l’extrême, le football conserve toute sa puissance de séduction. Ceux qui sont écœurés au point de ne plus regarder sont très minoritaires. C’est aussi une question de génération : les plus jeunes n’ont pas connu le football d’avant. En outre, l’internationalisation du football s’est accentuée avec la conquête de nouveaux publics, notamment en Asie et aux États-Unis. Ces nouvelles cohortes d’amateurs adhèrent sans états d’âme à ce football-là. C’est pourquoi, en dépit du prix prohibitif des places et du contexte politique aux États-Unis, il semble que les stades de la Coupe du monde seront pleins.
Vous-même, regarderez-vous cette Coupe du monde en amoureux déçu, en blogueur ou en économiste ?
Un peu tout ça. Je suis depuis toujours supporter de l’équipe de France : j’aurai ce rapport-là, avec le cœur qui bat pendant les matches. Comme citoyen, j’aurai un goût amer dans la bouche. Et pour un journaliste concerné par les aspects économiques, géopolitiques et sociaux du football, ce sera très intéressant à observer. Même si c’est pour déplorer ce qu’on y verra. Propos recueillis par Philippe Brenot
(1) Jérôme Latta anime également depuis 1997 le site collaboratif Les Cahiers du football.
(2) Tout dernièrement, le fonds brésilien Outfield, propriétaire du club de Coritiba, est aussi devenu actionnaire majoritaire du Mans Football Club, qui joue lui aussi la montée en Ligue 1.
(3) Au nom de la « parité hommes-femmes », il est question d’installer dès la saison prochaine la VAR dans le championnat de France féminin de Première Ligue (L’Équipe du 18 mars).
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