Il y a dix ans, l’universitaire québécois Laurent Turcot expliquait dans nos colonnes qu’à ses eux Sports et loisirs « procèdent des mêmes dynamiques et mettent en mouvement des marqueurs culturels et sociaux semblables ». L’ouvrage est aujourd’hui réédité sous une couverture où les deux jeunes femmes en bikini jouant à la balle sur la mosaïque d’une villa romaine de Sicile renvoient aux handballeuses et beach-volleyeuses d’aujourd’hui. L’auteur a notamment ajouté des références au jeu vidéo Minecraft et aux ligues sportives « fantasy » aux États-Unis, génératrices de paris sportifs et qui se rattachent elles aussi « à cette industrie des loisirs, à cette culture de masse et à la mise en spectacle de pratiques qui visent à faire des loisirs et des sports des produits à haute valeur ajoutée à l’ère de l’hyper-marchandisation ». Heureusement, il existe encore des fédérations et des associations où « les liens organiques » entre sports et loisirs échappent encore à cette logique capitaliste… Ph.B.