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Sport et cinéma au féminin

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La plus grande visibilité accordée aujourd’hui au sport féminin se retrouve sur grand écran, souvent à l’initiative de réalisatrices et avec une dimension d’émancipation, dans le sillage du pionnier Girlfight de Karyn Kusama (2000), où une jeune fille marginalisée échappe à ses problèmes familiaux par la boxe. On se souvient aussi de la comédie Joue-la comme Beckham (2002) de Gurinder Chadha, où une jeune Londonienne d’origine indienne s’épanouit sur les terrains de foot en cachette de sa famille très traditionnelle. Dans Sarah préfère la course (2013), l’héroïne de Choé Robichaud vit pour sa part une véritable introspection à travers sa pratique quasi-addictive du demi-fond. Plus politique, Tatami (2023), co-réalisé par Zar Amir Ebrahimi, met en scène une judokate iranienne contrainte par son gouvernement de déclarer forfait pour ne pas devoir affronter une adversaire israélienne, renonçant ainsi à ses chances de médaille d’or mondiale.

La même année, Virginie Verrier signe un excellent biopic sportif : Marinette, alias Marinette Pichon, longtemps meilleure buteuse de l’équipe de France de football, mais restée dans l’ombre jusqu’à cette belle mise en lumière. Deux autrices françaises singulières ont également prouvé qu’elles savaient utiliser le sport pour aborder des sujets de société : Céline Sciamma avec Naissance des pieuvres (2007), où trois adolescentes vivent leurs premières amours et découvrent leurs pulsions homosexuelles autour des bassins de natation synchronisée, et Patricia Mazuy, dont le Sport de filles (2011) traite de la lutte des classes à travers l’équitation, avec Marina Hands en fière cavalière. Enzo Léanni


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