« À mon arrivée en janvier 2020, l’Ufolep des Côtes-d’Armor était en grande difficulté. Et, pour relancer une dynamique, le national a souhaité que je sois délégué à 100 %, et non plus à 40 % comme le précédent, explique Gwendal Savé. Outre un appui administratif, des éducateurs sportifs animaient alors quelques créneaux auprès d’associations, pour 2 équivalents temps plein. Aujourd'hui, nous sommes 7,6 ETP, dont une éducatrice sportive en charge des dispositifs sport société et un éducateur investi du volet sport éducation. L’équipe compte aussi une éducatrice socio-sportive et deux éducateurs spécialisés en activités physiques adaptées, attachés à notre Maison sport santé de Dinan.
Cette montée en puissance a été progressive. Nous avons profité des opportunités d'aide à l'emploi, via l’Agence nationale du sport et le Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire (Fonjep), en particulier pour nos interventions dans les quartiers prioritaires et en zone de revitalisation rurale (ZRR). Mon poste bénéficie par ailleurs du soutien du conseil départemental dans le cadre du dispositif EAD (Emploi Aide Départementale).
Me concernant, j’ai progressé dans la fonction au fur et à mesure des projets et de la structuration de l’équipe. Éducateur sportif à l’origine – notamment en milieu carcéral –, je me suis formé sur le tas au management, à la fonction RH et à la gestion financière, avec un budget annuel passé de 200 000 à 460 000 €. J’ai profité des conseils de l’échelon national pour la création de notre Maison sport santé et je sollicite aussi ceux de mes homologues bretons. Nous échangeons dans un groupe WhatsApp sur les difficultés rencontrées par chacun. Avec, au-delà du partage d’expérience, une vraie solidarité entre nous quatre. »