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L’Ufolep Val-de-Marne invite les premiers secours en collège et le sport dans les hôtels du Samu social

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L’Ufolep initie aux premiers secours des élèves de 6e de la Cité éducative de Champigny et fait bouger les mamans d’un hôtel d’Alfortville.

 

À la Cité éducative de Champigny-sur-Marne (94), les premiers secours civiques de niveau 1 ont fait leur entrée au collège avec l’Ufolep. En janvier dernier, par groupes de 8 (contre jusqu’à 10 avec des adultes) une centaine d’élèves de 6e ont bénéficié d’une formation, adaptée sous la forme de trois séances de 3 heures. « On va moins loin et nous délivrons une attestation de formation, pas de compétences, laquelle est validée à trois conditions : avoir assisté aux 9 heures, accepter l’apprentissage des gestes (ce qui implique le toucher), et se prêter à une mise en situation, avec un autre participant qui joue une victime. C’est une formation de base du citoyen » explique Éric Piedfer-Queney, délégué Ufolep-Usep et ancien militant de la Croix-Rouge qui forme aux premiers secours depuis 30 ans.

Cet ancien instituteur a doté le comité d’un matériel conséquent – 30 mannequins, 30 défibrillateurs, 4 vidéoprojecteurs, des kits hémostatiques individualisés pour les saignements – et s’est entouré pour cette action de deux formatrices Ufolep salariés et d’un formateur Éducation nationale – ce qu’il est également. « Nous complétons par des formateurs retraités bénévoles, car cela représente 12 sessions réparties sur 2 ou 3 semaines. Le tarif est de 45 € par enfant, et l’opération sera reconduite en début d’année prochaine. »

Le délégué et son équipe ont mis à profit l’expérience acquise au collège de Mandres-les-Roses, où pendant dix ans l’Usep et l’Ufolep ont fait de la sensibilisation au secourisme auprès des élèves de 4e, à l’invitation du principal et avec l’appui d’une association de parents d’élèves. Le principe différait un peu : par rotation, quelques élèves étaient extraits de la classe et récupéraient les cours grâce aux délégués.

Les collégiens de Champigny étaient-ils tous volontaires et motivés ? Cela dépend. « Certains ne venaient plus à la 2e ou à la 3e session, quand d’autres étaient très pertinents. Même découpée en tranches de 3 heures, cela peut paraître long à certains car il y a de la théorie. On les fait parler sur leurs connaissances en sciences naturelles, or tous n’ont pas les mêmes acquis, et par principe certains trouvent ça "nul". Mais dès qu’on aborde les apprentissages concrets, généralement même ceux qui traînent les pieds au départ se montent intéressés. » Ces formations associent aussi dans chaque groupe un adulte du personnel administratif, technique ou social du collège.

 

« Bouger à l’hôtel » avec le Samu social. L’Ufolep Val-de-Marne met également en œuvre depuis l’an passé un partenariat régional entre l’Ufolep et le Samu social en animant un créneau d’activité sportive d’1 h 30 dans un hôtel social1 d’Alfortville qui compte 400 pensionnaires. « Les hommes étaient souvent dehors, notre public est essentiellement féminin2 », explique Morgane Martin, l’animatrice sportive qui dispense de novembre à juin, hors vacances scolaires, ces séances estampillées Toutes Sportives. L’expérience devrait être élargie cette année à un hébergement d’urgence situé sur la commune voisine de Saint-Maurice.

« Comme nous ne disposons à Alfortville que d’une toute petite salle, dès qu’il fait beau et pas trop froid nous installons sur le parking », explique Morgane. Le programme est très varié : cardio, renforcement musculaire, danse, et aussi tir à l’arc, basket sans panier, spike-ball3, de la balle au prisonnier, corde à sauter double dutch... « Parfois elles ne sont qu’une poignée, parfois près d’une douzaine. Et comme beaucoup ont des enfants non encore scolarisés, il faut aussi les gérer, les occuper avec un ballon pour que les mamans puissent pratiquer sans trop avoir l’œil sur eux. Mais on y arrive ! »

(1)  L’un des 500 répertoriés en Île-de-France, pour 36 000 personnes accueillies.

(2)  Ces femmes sont notamment originaires d’Afrique de l’Ouest et Centrale : Cameroun, Mali.

(3) Jeu où l’on fait rebondir une balle sur un filet rond posé au sol.


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