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L’amicale laïque de la Chevrolière, 80 ans et une vitalité intacte

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Créée en 1946, l’amicale laïque de la Chevrolière, près de Nantes, compte 190 licenciés Ufolep pour 300 adhérents et a su conserver son dynamisme.

 

Bénédicte Benoist, l’Amicale laïque de la Chevrolière fête ses 80 ans, et vous vos 17 ans de présidence…

Oui, ça passe vite ! J’ai rejoint l’amicale laïque au début des années 1990 en accompagnant mon mari, Bruno, au volley-ball. J’avais une trentaine d’années –

 j’en ai 62 aujourd’hui – et jusqu’alors j’étais footballeuse : normande d’origine, j’ai joué au Havre puis avec les Cheminots de Nantes et à Rezé… Mais pas à La Chevrolière. Nos enfants ont également fait partie de l’amicale à travers le sport scolaire : élèves de l’école publique, ils étaient licenciés à l’Usep, qui constitue de longue date une section à part entière de l’amicale. Jeunes parents, nous participions aussi aux fêtes d’école, aux lotos, à la fête de l’Anguille au lac de Grand-Lieu… L’amicale faisait partie du paysage. Mon mari a ensuite pris des responsabilités au sein du volley-ball et moi à titre plus général, jusqu’à assumer la présidence depuis 2009. Je suis également membre et responsable de la section « À son rythme », destinée au public senior.

 

Vous avez aussi créé une section informatique…

Il se trouve que j’étais formatrice informatique à mon compte. Puis, alors que j’avais interrompu mon activité professionnelle après la naissance de notre troisième fille, en 1998, des adhérents peu habiles avec les ordinateurs m’ont demandé de les aider à se débrouiller : « Bénédicte, l'informatique se développe, tout le monde en a besoin, mais on ne comprend pas tout… » D’où l'idée de monter un club, créé en 2000. Je continue de donner bénévolement des cours du lundi au jeudi à une centaine d’adhérents.

 

Justement, combien l’amicale en compte-t-elle en tout ?

Environ 300, dont 190 licenciés à l’Ufolep. Plus les 250 enfants de l’Usep. Cela varie d’une année sur l’autre en fonction de l’engagement des enseignants.

 

Comment l’amicale est-elle dirigée ?

Il existe un bureau, mais c’est le conseil d'administration qui est décisionnaire. Outre les membres actifs et ceux qui assument la présidence ou les fonctions de secrétaire et trésorier, y siègent un responsable par section : aqualudique, volley-ball, tennis de table et À son rythme pour les sections sportives, plus SOS Informatique et l’Usep, avec un responsable pour l’école maternelle et un autre pour l’élémentaire. Il y a aussi Lire et faire lire, qui n’est pas une section à part entière. Les sections sont indépendantes, chacune avec leur compte en banque, à l’exception d’À son rythme, qui pour les finances est rattachée au compte de l’amicale. Chacun est autonome, même si en cas de souci il est possible de s’aider les uns les autres.

 

Avec des cagnottes ?

Aujourd’hui, nous organisons surtout les deux lotos annuels, qui permettent d’aider les écoles, certaines sections, ou d’améliorer les finances de l’amicale elle-même. Le volley-ball et le tennis de table organisent également un tournoi.

 

Quel lien entretenez-vous avec le comité Ufolep de Loire-Atlantique ?

J'assiste le plus possible aux réunions concernant l'affiliation et l'assurance et nous diffusons les informations de la newsletter départementale ou de la revue nationale, notamment pour savoir quel appui peut nous apporter la fédération. Nous sommes toujours plusieurs à assister à l'assemblée générale départementale et, à titre personnel, Bruno et moi sommes aussi bénévoles pour la marche solidaire organisée par le comité dans le cadre d’Octobre Rose : préparation du matériel, installation, accueil de marcheurs…

 

Revenons à l’histoire de l’amicale, apparue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale…

Elle a été créée par des instituteurs, initialement sous le nom des Amis de l’école publique, afin de défendre la laïcité dans un contexte local où l’école catholique était très majoritaire. Ce n’est plus le cas : depuis une trentaine d’années, on est plutôt à l’équilibre. C’est aussi à cette époque qu’a été créée la cantine de l’école.

 

Les activités sportives, elles, sont arrivées dans les années 1970…

La section aqualudique a été créée en 1975, celle de tennis de table en 1977 et celle de volley-ball en 1987. Une section billard a également vu le jour, avant de faire scission. À l’époque, tous ceux qui étaient à l’initiative de ses activités étaient plus ou moins dans l’Éducation nationale. Cela a changé depuis, sauf pour l’Usep. Quant à la section À son rythme, elle va fêter ses quatre ans. Pour être exhaustif, il y a longtemps eu une section photo, disparue avec le passage de la pellicule au numérique.

 

Avez-vous envisagé de créer d’autres sections sportives ?

Non, car le tissu de clubs est déjà très dense et l’idée n’est pas de marcher sur leurs plates-bandes. Au-delà, la commune compte plus de 60 associations. Et quand une activité n’est pas présente à La Chevrolière, elle l’est sur l’une des communes voisines. Les licenciés de notre section volley viennent aussi des alentours, et en informatique j’accueille des gens de 15 communes différentes ! Nous n’appliquons pas de tarifs différenciés selon la domiciliation. C’est l’esprit de l’éducation populaire pour tous.

 

L’environnement local a beaucoup évolué en 80 ans. Hier un village, La Chevrolière est devenue un bourg de la couronne urbaine nantaise…

Quand je suis arrivée en 1989, nous étions 1 500, et à part quelques pièces rapportées comme moi il n’y avait que des locaux. Désormais nous sommes presque 7 000, en majorité des gens venus de la ville pour trouver un coin de campagne. Cette forte croissance de la population s’est retrouvée dans nos effectifs. En volley, nous sommes passés d’une équipe masculine et d’une équipe féminine à quatre équipes mixtes, car entre-temps les modes de pratique ont changé eux aussi. Et nous pourrions en engager une ou deux de plus si nous disposions de créneaux supplémentaires au complexe sportif. Idem pour la section aqualudique, pour laquelle on ne peut pas agrandir le bassin, ou ma section informatique, dont je ne souhaite pas élargir les horaires afin de conserver une vie personnelle et familiale !

 

L’amicale continue néanmoins de fonctionner quasi-exclusivement avec des bénévoles…

Oui, même si le bénévolat à longue durée devient rare. Les gens nous aident, mais ponctuellement, et les parents d’élèves mettent moins la main à la pâte qu’avant. Seule l'intervenante de la section À son rythme, qui doit impérativement posséder un diplôme en activités physiques adaptées, est rémunérée. Mais pour la section aqualudique les 20 encadrants sont tous bénévoles. Tout en restant sous la surveillance des maîtres-nageurs ! Propos recueillis par Aurélien Boudet

 

L’Ufolep s’avance vers son centenaire. L’Ufolep entend fêter dignement son centenaire en 2028. Tout en regardant vers l’avenir, la fédération souhaite réunir à cette occasion les traces de son passé et de celui des associations et honorer celles et ceux qui ont fait son histoire. Si vous-mêmes êtes dépositaires d’une partie de cette mémoire collective (documents, journaux, photos et illustrations, récits, etc.), n’hésitez pas à nous contacter : pbrenot.laligue@ufolep.org


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