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La résilience de l’Ufolep Mayotte, un an après le cyclone Chido

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Après les accueils collectifs de mineurs et la formation, le comité accompagne la relance des associations, explique la présidente du comité, Naoilou Yahaya.

 

Naoilou Yahaya, le 14 décembre dernier le cyclone Chido ravageait l’île de Mayotte. Un an après, avez-vous pu réinvestir vos locaux, très endommagés ?

Oui, après plusieurs mois où nous avons travaillé depuis le garage de notre siège de Dembéni. Notre assurance a fonctionné pour racheter ordinateurs et mobilier, mais celle de notre propriétaire était aux abonnés absents, ce qui a retardé les travaux.

 

Vous avez également dû reconstituer votre équipe…

Pour raisons personnelles et familiales, cinq des dix salariés de l’équipe ont en effet dû quitter leur poste. C’est donc avec une équipe réduite que nous nous sommes relancés, grâce aux fonds débloqués pour nous permettre d’accueillir les enfants qui se retrouvaient sans école et sans enseignants. Heureusement, tous nos salariés étaient titulaires du Bafa. Cela nous a permis d’être immédiatement opérationnels. C’est aussi pourquoi l’Ufolep est encore là quand d’autres associations ont jeté l’éponge.

 

L’organisation des courses de pneus a aussi été un symbole fort…

Oui, avec les qualifications dans toute l’île en mai et la finale en juin. Il faut savoir ce que cela représente pour les enfants mahorais ! Cela a contribué à leur rendre le sourire, en donnant le sentiment que l’île se redressait.

 

Et la formation ?

Nous avons récupéré nos locaux le 5 septembre, mais il a encore fallu attendre l’agrément de notre centre de formation côté normes de sécurité. La formation, c’est notre ADN ! Chaque année, des dizaines de jeunes trouvent aussitôt un emploi après l’obtention du CQP ALS (certificat de qualification professionnelle d’animateur de loisirs sportifs). Nous avons bénéficié du soutien de la préfecture, de la Fondation de France et de l’Ufolep, mais la formation est notre principale source de financement interne et nous permet de moins dépendre des aides.

 

Comment la cagnotte solidaire lancée par l’Ufolep auprès de son réseau, et qui a recueilli 41 027 €, est-elle utilisée ?

Cette grande solidarité, dont nous nous sentons redevables, nous aide à reconstituer notre tissu associatif en offrant l’affiliation et la licence aux 30 associations et aux 854 adhérents que nous fédérions en 2024-2025. Après Chido, seules nos trois associations de trail avaient repris leurs activités. Les autres n’avaient pu se relever, tant les bénévoles étaient touchés dans leur vie quotidienne. La préoccupation était d’abord de trouver un toit pour sa famille.

 

Arnaud Jean s’est déplacé fin septembre à Mayotte…

Sa venue nous a permis de rencontrer ensemble tous nos partenaires : préfecture, Drajes, Agence régionale de santé, communes et intercommunalités… Ceci avec le poids d’un président national et de ce que cela signifie en termes d’engagement de la fédération.

 

Peut-on envisager un retour à la normale pour début 2026 ?

Nous l’espérons pour janvier-février. Notre équipe salariée de dix personnes sera au complet et nous espérons que nombre de nos associations auront repris leurs activités, tandis que de nouvelles toquent à la porte. Parallèlement, nous avons organisé un Ufostreet sur deux semaines en octobre, et pendant les vacances de décembre nous proposerons des « Olympiades vacances », parallèlement à nos accueils collectifs de mineurs. Recueilli par Ph.B.


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