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La pédalée des Sangliers du Vexin

Le Val-d'Oise Trophy propose 8 étapes aux jeunes vététistes souhaitant se frotter à la compétition. (DR)
Le Val-d'Oise Trophy propose 8 étapes aux jeunes vététistes souhaitant se frotter à la compétition. (DR)

Né en 1987 à Cergy-Pontoise, le club compte 99 licenciés et est l’un des principaux animateurs du VTT Ufolep en Val-d’Oise, et notamment de son trophée "jeunes".

 

« Un club familial » : c’est ainsi que Benoît Barland, 38 ans, responsable matériel dans une agence de location du secteur du BTP, présente les Sangliers du Vexin, le club de Cergy dont il est licencié depuis l’adolescence. « J’ai toujours baigné dans le milieu associatif, mon père était président d’un club de bicross », explique Benoît, vice-président du club, membre de la commission technique départementale et habitué des championnats nationaux Ufolep.

 

Clubs formateurs

Si les clubs VTT les plus actifs possèdent généralement la double affiliation, les licenciés Ufolep y sont très nettement majoritaires. Comme chez les Sangliers du Vexin, où ils représentent plus de neuf licenciés sur dix. « Je n’ai moi-même jamais couru qu’en Ufolep et nos clubs ont une vocation de formateurs. Ils offrent aux jeunes la possibilité de découvrir le VTT en compétition, mais toujours dans le plaisir et l’amitié, sans pression », résume Benoit Barland. S’ils le souhaitent, les plus motivés par les podiums peuvent ensuite poursuivre leur progression dans un club FFC davantage tourné vers l’élite. « C’est le cas de notre jeune fille de 14 ans, qui roulait très bien et vient de s’envoler vers de plus hautes sphères, avec la bénédiction de son grand-père, qui co-anime notre école de vélo. »

Les Sangliers du Vexin ont toutefois un peu de mal à attirer les jeunes, avec seulement une dizaine « marcassins » âgés de 5 à 12 ans. « Cela peut s’expliquer par l’offre sportive pléthorique à Cergy-Pontoise. Dans un environnement plus rural, nos amis de l’AC Marines n’ont pas ce souci, ni les autres clubs d’ailleurs. Mi-février à Osny, la 2e manche de notre Val-d’Oise Trophy, qui leur est réservé, a ainsi réuni 162 concurrents. »

Chez les Sangliers, « on passe très vite la barre des 35-40 ans, observe Benoît Barland. Nous comptons dans nos rangs beaucoup de retraités qui ont vieilli avec le club. Le moyenne d’âge se situe autour de 55 ans et un quart de nos licenciés soit passé à l’électrique. Pour continuer à rouler avec le groupe et, au-delà, pour conserver le lien social. »

 

Un calendrier fourni

En dehors des compétitions, différents rendez-vous sont proposés aux licenciés : les randos du dimanche matin, avec des groupes identifiés « balade », randonneurs » ou « musclés » ; la sortie mensuelle du samedi sur des parcours plus long et plus éloignés, avec déplacement en train ou en voiture ; et les parcours de 40-50 km du mercredi après-midi à l’intention des seniors.

Il faut y ajouter l’itinérance sur quatre jours « de Pontoise à la Mer » qui à l’Ascension voit transhumer chaque année une trentaine de licenciés. « Au début la destination était Dieppe, mais désormais nous varions : Fécamp, Le Tréport, ou tout autre point de la côte. » Chaque été, un camp de base est également établi au camping de Guillestre, et en septembre une autre semaine est programmée dans le Jura, après le Lot et l’Ardèche les années précédentes.

Durant l’année, les clubs Ufolep du Val-d’Oise jouent la synergie pour proposer un calendrier fourni. De janvier à juin, le calendrier aura ainsi proposé les 8 manches du Val-d’Oise Trophy jeunes et les 4 étapes du tout nouvel Open VTT 95, dont l’une sur la commune yvelinoise, mais limitrophe, de Triel-sur-Seine. S’y ajoute évidemment le National Ufolep de la mi-mai en Moselle pour les compétiteurs aguerris.

 

La concurrence du numérique

Ce dynamisme permet au VTT associatif de faire face à l’évolution des modes de pratique observée par Benoît Barland depuis le Covid. « Désormais beaucoup pédalent seuls ou entre copains, et non plus dans une association. La technologie y est pour beaucoup : il y a trente ans, on rejoignait un club parce que les licenciés plus expérimentés connaissaient les parcours. Aujourd’hui, il suffit de télécharger des traces sur internet, de fixer son téléphone portable au guidon, et c’est parti pour trois ou quatre heures de vélo ! »

Benoît Barland et la CTD sont également convaincus que leurs clubs résistent avant tout en raison de l’ambiance familiale qui y règne. « C’est notre ADN et celui de l’Ufolep. Chez les Sangliers, il y a des gens que je fréquente depuis vingt-cinq ans. Moi qui suis aujourd’hui papa, ils m’ont connu quand j’avais l’âge de leur fils ! » Les générations co-existent ainsi harmonieusement.

Mais au fait, lors de leurs sorties les Sangliers du Vexin croisent-ils parfois leur animal totémique ? « Il y en a en effet de plus en plus autour de Cergy. Mais cela reste exceptionnel d’en rencontrer et en général ça se passe bien ! » La laie, les marcassins ou le vieux mâle retournent alors au plus profond des sous-bois, laissant à leurs homonymes cyclistes l’usage de chemins qui n’ont plus de secrets pour eux. Philippe Brenot


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