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Journées fédérales du Pradet : actualiser le projet

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Si les fondements du Projet sportif fédéral de l’Ufolep restent inchangés, l’objet du rassemblement du Pradet (Var) des 18-20 octobre consistait à l’adapter pour les quatre ans à venir.

 

La mandature entamée en avril à l’assemblée générale de Lille mènera l’Ufolep jusqu’à son centenaire en 2028. Mais c’est du futur immédiat qu’il fut question lors des Journées fédérales, qui ont réuni 130 cadres de l’Ufolep, professionnels, élus des comités et membres de commissions nationales sportives, du 18 au 20 octobre au Pradet (Var). Même si les fondements du Projet sportif fédéral (PSF) posés en 2021 restent inchangés, celui-ci doit être actualisé, tant en fonction des aspirations qui depuis ont pu se faire jour que du contexte social et politique.

Quelles évolutions prendre en compte, et comment ? Quels sont les besoins exprimés par nos associations, les structures partenaires, les comités et les commissions nationales sportives ? Ces questions étaient au cœur des six « ateliers tournants » animés par la direction technique nationale, samedi 19 et dimanche 20 octobre, au lendemain d’une ouverture en plénière qui portait sur « l’héritage des Jeux ». Six ateliers calqués sur six des sept priorités du PSF.

Vie associative. À l’issue de la saison 2023-2024, l’Ufolep comptait 7 195 associations et 331 149 licenciés (plus 12 814 titulaires d’un Ufopass pratiquant dans des structures à objet non sportif, et 35 416 détenteurs d’un titre individuel de participation). Cette progression notable des effectifs fut analysée et interrogée au prisme d’un triptyque recrutement-valorisation-pérennisation. Recruter des bénévoles pour déployer les actions, valoriser leur engagement pour les fidéliser et permettre ainsi de pérenniser les projets.

Multisport. Après un rappel de la façon dont l’Ufolep conçoit le multisport pour les différents publics enfants et adultes, les deux animateurs Arnaud Rizzo et Pierre Mercier Landry ont souligné comment un évènementiel peut constituer un point de départ pour lancer un nouveau créneau. Par exemple les animations organisées en mai-juin dans le cadre de la première Quinzaine du sport et de la petite enfance, en appui du dispositif UfoBaby destiné aux 0-3 ans et à leurs parents. Un dispositif qui a décollé, avec 25 000 licenciés à ce jour ! Répartis en petits groupes, les stagiaires ont ensuite été invités à imaginer des « événements type ». La plupart ont ciblé les enfants de moins de 11 ans : une tranche d’âge où la mixité va davantage de soi et où les différences de niveau technique et physique ne sont pas encore trop affirmées.

Vie sportive. « Qu’est-ce que la vie sportive ? » L’atelier a débuté par un exercice de définition mobilisant chaque participant. S’adapter au contexte et accompagner le réseau Ufolep, telles sont notamment les missions de la vie sportive, avec le souci de proposer des activités loisir ou de compétition accessibles au plus grand nombre et à tous les publics. Les échanges ont notamment porté sur la dimension logistique et organisationnelle des compétitions. Répartis en petits groupes, les participants ont ensuite dû imaginer une compétition « type » dans différents sports donnés, avec solutions de financement et partenaires adéquats pour mener à bien le projet.

Territoires prioritaires. Cet atelier a permis de réaffirmer, notamment par la voix du vice-président sport société, Patrick Jany, et de la secrétaire générale de l’Ufolep, Élisabeth Delamoye, l’engagement de la fédération dans la lutte contre les inégalités d’accès au sport. Cet engagement se traduit tout particulièrement dans les actions menées dans les quartiers politique de la Ville (QPV) et les zones de revitalisation rurale (ZRR), en mobilisant notamment les dispositifs construits au fil des années : Toutes Sportives, Ufostreet, Playa Tour, parcours coordonnés, À Mon Rythme et Maisons sport santé, Primo-Sport.

Égalité-intégrité. Ces deux valeurs illustrent la volonté de lutter contre toutes les formes de discriminations : race, genre, orientation sexuelle... Un nombre croissant de comités Ufolep est impliqué dans les dispositifs développés en appui de cette priorité, à l’image de « Toutes sportives » : 55 comités l’ont décliné en 2024, contre 35 il y a trois ans. Sachant qu’ils peuvent bénéficier d’une aide fédérale de 20 € pour chaque prise de licence de femmes issues des quartiers politique de la Ville (QPV) et des zones de revitalisation rurale (ZRR)... Concernant d’éventuels propos misogynes, racistes ou homophobes, il a été question de la bonne façon de réagir à ceux-ci, en particulier lorsqu’ils sont tenus par des personnes appartenant à la fédération. Les participants ont également évoqué l’accueil dans nos associations de personnes fragilisées ou choquées par de mauvaises expériences au sein d’autres structures : comment les mettre à l’aise et les entourer ? Les comités et les associations Ufolep n’ont pas forcément la capacité de gérer seuls ces questions, aussi les participants se sont-ils montrés intéressés à connaître les partenaires spécialisés susceptibles de les épauler dans la prise en charge de publics stigmatisés.

Santé. L’atelier s’est appuyé sur un tableau renseignant l’évolution sur quatre ans du nombre de comités et associations Ufolep impliqués dans le programme À Mon Rythme (qui permet aux personnes éloignées de la pratique de renouer progressivement avec l’activité physique), dans la création ou l’animation d’une Maison Sport Santé, dans des actions ciblées sur les seniors ou sur d’autres projets santé. Les échanges ont notamment porté sur le protocole À Mon Rythme et l’identification des lieux susceptibles d’accueillir une Maison sport santé Ufolep (Ufo3S). Antoine Richet

 

Sept priorités qui demeurent

 

Les sept priorités du Projet sportif fédéral 2021-2024 n’ont pas changé : vitalité de la « vie associative », déploiement du « multisport », dynamisation de la « vie sportive », « accessibilité » des publics des territoires prioritaires, « égalité-intégrité » comme fondamentaux, « santé », et enfin « innovation et recherche » au service du sport pour toutes et tous.

Chacune d’entre elle s’incarne dans plusieurs dispositifs qui n’ont rien perdu de leur pertinence : par exemple UfoBaby ou Kid Bike pour le multisport, Ufostreet pour l’accessibilité des publics prioritaires et les Ufo Nature pour la vie sportive. Ces sept priorités se déclinent ensuite dans des 6 à 8 objectifs : par exemple « diversifier et accueillir de nouvelles pratiques sportives » en ce qui concerne la vie associative.


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