Membre très investie de la commission nationale twirling bâton de l’Ufolep, Floriane Moulin, 43 ans, partage sa passion d’enfance partagée en famille au sein de son club stéphanois.
Floriane, dirigeante d’une amicale stéphanoise et élue Ufolep de la Loire, tu es depuis janvier 2025 membre de la CN twirling bâton. Une passion d’enfance ?
On peut dire ça. J’ai commencé à l’âge de 5 ans, un peu par hasard. Membres de la section vélo de l’amicale laïque du quartier de La Terrasse, à Saint-Étienne, nos parents nous ont inscrit ma petite sœur et moi dans cette section récemment créée. Au fil des ans, notre implication dans le club n’a cessé de grandir, jusqu’à ce que nous en prenions progressivement les rênes.
Quel est aujourd’hui ton investissement associatif ?
Parallèlement à mon activité professionnelle au sein du groupe Casino – et de mon engagement pour préserver cette enseigne stéphanoise historique, fragilisée par des problèmes financiers –, mon emploi du temps associatif est très chargé. Et plus encore depuis les responsabilités prises au sein de la commission nationale twirling bâton, activité pratiquée à l’Ufolep par 1 080 licencié.es, dans 50 associations. Je siège aussi au comité départemental Ufolep de la Loire et j’anime la commission technique en charge de l’activité. Enfin je co-préside la section twirling bâton de l’amicale de La Terrasse1, qui réunit 26 pratiquantes âgées de 6 à 44 ans. Et pour finir je suis coach, sans pouvoir toujours me libérer pour les entraînements du samedi après-midi et du mercredi soir. Les compétitions, elles, se déroulent généralement le dimanche…
Votre famille vit donc twirling bâton…
Oui, nous formons un véritable « club-famille » puisque ma fille de 13 ans et ma nièce pratiquent aussi, tandis que ma sœur cogère le club avec moi. Ma mère, qui nous accompagne depuis le début, s’est aussi impliquée de plus en plus, jusqu’à devenir juge. Et, avec le temps, les filles du club qui me suivent depuis que je suis toute petite sont aussi devenues une seconde famille !
Jamais de disputes ?
Non, l’entente règne. Nous partageons la même passion : cela crée des liens forts et dépasse la simple amitié. Nous organisons régulièrement des repas et des moments de convivialité. Cela va bien au-delà de l’aspect purement sportif.
Et votre fille ? Comment vit-elle cette immersion ?
Elle est née dans cet univers. Après avoir accouché en octobre, j’ai rapidement repris l’entraînement pour revenir à la compétition dès le mois de mars suivant. Dès qu’elle a été en âge de pratiquer, elle s’est naturellement tournée vers le twirling bâton.
Est-ce toujours facile de concilier engagement associatif et vie familiale ?
Mon compagnon me dit parfois que je consacre trop de temps au twirling bâton... En revanche, lorsque ma fille, Louise, pratique en même temps que moi, cela facilite l’organisation puisque nous sommes toutes les deux au même endroit, au même moment. Si elle pratiquait un autre sport, là oui ça serait compliqué !
Vous avez brillé aux Nationaux, en juin dernier à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme)…
Oui ! J’ai obtenu un titre individuel, en « grande équipe » avec ma sœur, Charlène, et en « intergénération », avec Charlène et Louise, qui par ailleurs a obtenu deux autres titres, en individuel et « petite intergénération ». Nous avons terminé premier club de France, avec un score de 94 sur 100, pour 11 titres sur 16 passages ! Mais, au-delà de la compétition qui est la raison d’être de cet événement, le National c’est un week-end hors du temps, dans notre bulle, et des moments de convivialité qui en font le temps fort de l’année. Recueilli par A.R.
(1) Très active, l’amicale réunit plus de 200 licenciés dans 20 sections culturelles et sportives (dans des activités santé-bien-être et d’expression).