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Association Ufolep-Usep de Bras Canot : éduc pop à la Réunionnaise

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Entre sport scolaire, sport pour tous et voyages de découverte, l’AS Ufolep-Usep de Bras Canot fédère écoliers, parents, collégiens et lycéens.

 

Henrina Perrine, à l’origine de l’association de Bras Canot, que vous présidez, il y a l’école du même nom…

Oui, celle d’un village rural de la commune de Saint-Paul, à l’ouest de l’île de La Réunion, où j’ai été nommée directrice il y a douze ans : un village enclavé où l’école est le centre de la vie sociale et culturelle que l’association Ufolep-Usep a contribué à développer depuis sa création en 2019. Nous avons aujourd’hui 135 adhérents, moitié Usep moitié Ufolep.

 

Une association Ufolep-Usep, ce n’est plus très courant…

C’est la formule que nous a conseillée le délégué Usep, afin de pouvoir élargir nos activités aux adultes et aux adolescents ayant quitté les bancs de l’école. Et c’est à la demande des parents qui avaient donné la première impulsion que j’ai pris la présidence en 2020, quand j’ai quitté la direction de l'école pour devenir coordonnatrice de réseau d'éducation prioritaire.

 

L’objet initial de l’association, c’était la participation à des rencontres Usep en temps scolaire…

Oui, avec le concours de parents accompagnateurs à qui nous avons très vite proposé des randonnées pédestres, qui demeurent au cœur de nos activités et sont aujourd’hui prolongées par la pratique du longe-côte. Mais la saison passée nous avons aussi monté un projet camping pour les jeunes et organisé le 8 mars une journée « détente » plus particulièrement destinée aux mamans du quartier, avec yoga, zumba, atelier massage et initiation au self-défense.

 

Vous organisez aussi des voyages, parfois lointains…

Oui. C’est d’ailleurs le voyage scolaire pédagogique d’un groupe d’élèves au tournoi de Roland-Garros en 2018 qui a débouché l’année suivante sur la création de l’association. L’idée était de renouveler l’aventure pour les Jeux olympiques et paralympiques, sachant que l’école était labélisée Génération 2024. Nous avons emmené 30 écoliers et adolescents, plus 24 élèves d’une école voisine dont l’un des enseignants, était précédemment en poste chez nous. Nous avons vu des matchs de football, de volley et de rugby féminin et des épreuves d'athlétisme. Le lien avec la randonnée, c’était de se préparer à beaucoup marcher dans Paris : un entraînement devenu le rendez-vous du samedi matin qui permet aux adhérents de découvrir leur environnement proche et, plus ponctuellement, les lieux emblématiques de l’île de la Réunion : le cirque de Mafate, le volcan du Piton de la fournaise...

 

En mars 2025, vous avez aussi monté un projet Erasmus au Portugal et en octobre un voyage en Inde…

Ce voyage à Bodhgaya, dans l’État du Bihar, frontalier du Népal et du Bangladesh, faisait suite à un voyage à Madagascar en 2022, déjà organisé grâce à un fonds d’aide aux voyages éducatifs et sportifs autour de l’océan Indien. La Réunion est multiculturelle et certains de nos adhérents possèdent des origines tamoules, ce qui donnait un sens particulier à cette découverte culturelle.

 

Même avec l’appoint de subventions, comment financez-vous ces voyages ?

Nous les finançons en partie avec des « ensachages » lors desquels nos jeunes bénévoles mettent en sachet les produits à la caisse des supermarchés. Nous organisons aussi des tombolas, des lotos-quines, des déjeuners, et bénéficions parfois du mécénat d’entreprises. S’y ajoute la participation des parents, conséquente mais échelonnée sur l’année.

 

Comment l'association fonctionne-t-elle ?

Le comité directeur compte dix membres et, depuis la rentrée, nous employons trois animatrices sur 18 heures : trois mamans d’élèves qui, jusqu’alors, s’investissaient de manière bénévole. Cette évolution découle du développement des activités périscolaires, qui du lundi au vendredi réunissent la moitié des 80 élèves de l’école. Nos animatrices vont aussi proposer pendant les vacances scolaires un accueil collectif de mineurs placé sous l’égide de l’Ufolep.

 

L’articulation Ufolep-Usep va-t-elle toujours de soi ?

Elle illustre pour moi la complémentarité entre l’Éducation nationale et l’éducation populaire. L’association permet de développer les compétences et les savoir-faire de chacun, enfant ou adulte, en prolongement de l’école. Philippe Brenot


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