Les « activités innovantes » figurent en bonne place dans le répertoire des fiches multisports téléchargeables sur www.ufolep.org. Petit aperçu.
Chase tag. Le « chase tag » (« chasser » et « tagguer »), c’est le bon vieux « chat » des cours d’école, revisité façon parcours d’obstacles. D’un simple jeu avec son fils, un Anglais a fait un sport doté d’un championnat professionnel où se distinguent les adeptes du parkour. Glissades, sauts, feintes, acrobaties, le chase tag met en valeur vitesse et sens de l’esquive. L’espace délimité est de 12 x 12 m mais peut être adapté, et la durée d’une manche de 20 secondes. Le matériel : des modulables de gymnastique ou tout autre élément sur lequel on ne risque pas de se blesser.
Plusieurs règles peuvent s’appliquer. Premier cas, si le poursuiveur parvient à toucher son adversaire, il reste sur le terrain et devient la cible. En cas d’échec, il est remplacé par un autre poursuiveur. Les face-à-face s’enchaînent et l’équipe ayant récolté le plus de points (« s’évader » en vaut 1, la capture aucun) l’emporte. Deuxième cas, on enchaîne deux face-à-face de 20 secondes en inversant les rôles du chat et de la souris. Celui qui touche son adversaire avec la main dans le temps le plus court récolte un point pour son équipe.
Dodgeball. Version sportive de la balle au prisonnier, le dodgeball a été codifié aux États-Unis. Il oppose deux équipes mixtes de 6 joueurs et joueuses. Le matériel consiste en 3 à 6 ballons et autant de plots, des chasubles et 2 cerceaux pour désigner le début de la file d’attente des « prisons ».
Comme à la « balle au priso », le but est d’éliminer les adversaires en les touchant ou en « gobant » la balle qui vous vise. Le dodgeball se pratique sur un terrain de 17 m de long sur 9 de large, avec une zone neutre au milieu, sur 2 mi-temps de 15 minutes. Le dodgeball permet de travailler le temps de réaction, la vitesse et l’observation de l’espace puisqu’il faut prendre de l’information et se déplacer en permanence.
Double dutch. Très populaire aux États-Unis depuis les années 1970 parmi les jeunes des quartiers populaires, ce saut à la corde mâtiné de danse hip hop tire son nom d’une histoire séculaire. « Double néerlandais » est synonyme de « charabia » et fait référence au langage des immigrés néerlandais du 18e siècle, qui en ont alors introduit la pratique... Depuis 1990, une fédération régit en France ce sport qui n’exige que deux cordes (longues de 3,50 m en compétition officielle) que font tourner les deux partenaires qui vous permettent de sauter. Le but est de réaliser des figures (freestyle) ou de sauter le plus de fois possibles au-dessus des cordes.
Feetbool. Le feetbool est un jeu de boules joué avec les pieds. Imaginé par le vendéen Phlippe Guesdon lors d’une partie de pétanque avec ses enfants, il s’est développé dans l’Ouest et une fédération a vu le jour en 2020. L’activité nécessite 8 ballons de deux couleurs différentes et un ballon cible blanc et s’adapte à tous les terrains. En compétition, celui-ci mesure 20 mètres sur 8 avec deux zones de dégagement à chaque extrémité. Le but du feetbool est d’approcher ses ballons au plus près du ballon cible. Le feetbool se pratique en solo (chaque joueur disposant de 4 ballons), en duo ou trio. Le jeu se déroule en deux manches gagnantes de 20 points, en un temps imparti de 12 ou 15 mn par manche (à défaut, l’équipe possédant le plus de points à l’arrêt du jeu l’emporte).
Foobaskill. Le foobaskill a été imaginé en 2015 par trois enseignants suisses en combinant football et basket, le terme « skill » signifiant « habilité » en anglais. Une moitié de terrain est réservée au foot, l’autre au basket. La multiplicité des façons de marquer des points pour son équipe facilite l’implication de chacun.
Cette pratique mixte oppose deux équipes de 4 ou 5 joueurs sur deux mi-temps de 5 mn et nécessite un ballon particulier, deux mini-buts de foot (ou des plots) posés sur des caissons et un panneau de basket. Précision : les deux buts de foot sont placés près l’un de l’autre dans le même camp, la ligne médiane marquant le passage du foot au basket. En première mi-temps, une équipe défend le panier de basket et attaque les buts de foot, et inversement. Puis on échange les rôles.
Goubak. Sport sans contact inventé par un professeur d’EPS espagnol, le goobak oppose deux équipes de 5 joueurs et se joue avec un ballon à la forme originale, entre frisbee et ballon rond. Délimité avec des bandes ou des plots, le terrain est circulaire et divisé en trois zones comme des parts de gâteau, avec au centre une zone de but triangulaire délimitée par trois montants lestés à la base. Pour marquer des points, le ballon doit passer à travers deux montants et être récupéré par un coéquipier ou une coéquipière avant qu’il ne touche le sol ou ne soit intercepté par l’adversaire. La zone plus ou moins éloignée dans laquelle se trouve le réceptionneur détermine le nombre de points marqués. Avec trois angles différents pour marquer, la vitesse de déplacement, le sens du démarquage et les brusques changements de direction font la différence.
Speedball. Avec sa balle reliée par une corde à un mât de 1,70 de hauteur, le speedball rappelle le jokari. Ce jeu de raquette né comme un jeu de plage est ludique et accessible. Le but est de se renvoyer la balle tour à tour en inversant le sens de rotation à chaque frappe. Il peut se jouer en solo en réalisant le plus de frappes en un temps donné en enchaînant quatre mouvement différents (main droite puis main gauche seule, puis à deux mains revers et coup droit), mais aussi en relais par équipes mixtes de 4 joueurs et joueuses, ou bien à deux ou à quatre, en simple et en double comme au tennis.
Spikeball. Le spikeball (ou roundnet, « filet circulaire », pour éviter de confondre l’activité et la marque commerciale), consiste à faire rebondir un petit ballon (30 cm de circonférence) sur un petit trampoline. Les joueurs se placent de part et d’autre de celui-ci, le but étant de mettre en difficulté l’équipe adverse. Le roundnet se jouant en effet à deux contre deux ou trois contre trois. Un point est marqué lorsque la balle touche le sol, que l’équipe adverse échoue à la retourner dans le filet après les trois touches de balle autorisées, ou que la balle rebondit deux fois sur le filet. Un match se dispute en deux manches gagnantes de 11, 15 ou 21 points.
Et aussi. D’autres « activités innovantes » figurent au répertoire Ufolep, telles le bumball (sport d’équipe avec un ballon et des chasubles munis de scratchs), le scratchball (où ce sont les gants qui sont auto-agrippants), le disc-golf (jeu d’adresse avec un frisbee), le homeball (opposition de football dans une cage-filet percée d’ouvertures) ou le corn hall (où l’on vise des trous percés dans une planche avec des sachets de sable)… Celles-ci sont utilisées pour les animations multisports et les caravanes d’été et complètent à l’occasion les ateliers du Playa Tour ou d’un UfoStreet, où le foot-panna (avec ses deux joueurs réunis dans un cercle) peut aussi être considéré comme une « activité innovante ».